Dimanche, 19 Novembre 2017
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Manuels scolaires:rentrée timide aux librairies du « poteau »

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Librairies du poteau

Les parents se font encore rares aux librairies du « poteau », à quelques jours du retour des enfants à l’école.

Par Brondon Ngando (stagiaire)

L’affluence n’est pas encore celle attendue dans les lieux de vente des livres de seconde main, communément appelés librairies du « poteau ». Au marché Nkoulouloun à Douala ce lundi 21 août 2017, tout a l’air calme. Assis devant
leurs comptoirs, des vendeurs de livres se tournent les pouces. Les clients se font
rares dans les librairies du « poteau ». On trouve tout de même quelques-uns qui échangent avec des parents. Traduction : les parents ne courent pas encore aux librairies du« poteau » pour acheter les fournitures scolaires destinées à leurs enfants. D’ici une semaine pourtant, ce sera la rentrée scolaire 2017/2018.

Il n’y a visiblement pas de bousculades. « On ne dirait pas qu’il y a une rentrée sco-
laire à l’horizon. Les comptoirs de vente de livres sont encore vides ; aucun client ne
s’y arrête pour le moment. Pourtant, les vendeurs sont à leur poste », déplore un
vendeur de livres, décontenancé. Tout laisse croire que la vente des livres sco-
laires, cette année, connaît d’énormes difficultés, du fait de la rareté et de la cherté
des ouvrages inscrits au programme. Beaucoup de livres disponibles ne font pas partie de la liste officielle des manuels rendue publique par les ministres de
l’Education de base et des Enseignements secondaires.

Le problème, dénonce-t-on, est celui de la distribution desdits livres. « Les plus distribués dans les points de vente sont ceux qui ne sont pas homologués par le gouvernement. Le marché du livre va dans tous les sens », révèle son collègue. Les
commerçants de livres d’occasion en veulent, entre autres, au fait que les livres disponibles en librairie et au poteau sont pour la plupart ceux dont les éditeurs ne
sont presque pas connus. « Il y a trop d’éditeurs au Cameroun », tranche une commerçante.

Messapresse

Ce marché souffre aussi de la mauvaise diffusion du livre dans les librairies et autres points de vente. « La distribution des livres au Cameroun a connu des modifications
qui rendent le marché instable. Du temps deMessapresse, on ne souffrait pas comme ça », s’offusque un libraire. Le prix de quelques ouvrages a augmenté. « Il y a des
livres qui coûtaient 5000 Fcfa l’an dernier et qui valent 6000 Fcfa cette année », renseigne-t-on. Dans cette catégorie, on n’hésite pas à citer ‘‘Major en français’’,
‘’Go ahead’’. A cette allure, les uns et les autres redoutent une augmentation du coût de certains livres, renforcée par une rareté susceptible d’entraîner une spéculation.

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