Dimanche, 21 Octobre 2018
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Douala:les prix de l’huile de palme et du charbon en hausse

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L'huile de palme

Les commerçants invoquent la saison des pluies qui réduit la production de ces deux denrées.
Par Renaud Inang et Cornelia Ngwemen (Stagiaire)

Les prix de l’huile de palme ont augmenté sur le marché à la surprise générale des ménagères. Depuis le début de la saison des pluies, ce liquide est vendu à un prix plus élevé que par le passé. Autant pour le premier choix, que pour le reste, l’augmentation est visible. Il faut désormais débourser la somme de 700 Fcfa pour se procurer un litre d’huile de palme filtrée et 600 Fcfa, pour l’huile de palme qui a subi un mélange. Il y a bientôt deux mois que le coût de cette denrée de première nécessité a été revu à
la hausse.

Avant cette augmentation, le litre d’huile de palme filtrée coûtait 600 Fcfa, tandis que le « mélange » se vendait à 500 Fcfa. Les bidons de 21 litres, quant à eux, valent 13.500
Fcfa et 11.500 Fcfa, au lieu de 11.500 et 10.500 Fcfa. Sur les marchés de Douala, des bouteilles d’huile de palme sont quand même visibles sur les étals, mais elles peinent à être  écoulées, au regard des nouveaux prix. Depuis lors, Jeanine Mouliom, détaillante de l’huile de palme au marché central à Douala, développe des stratégies pour convaincre sa clientèle. Puisqu’il faut l’amener à accepter la hausse enregis-
trée.

A en croire cette commerçante, les ménagères exigent l’application des anciens prix.
Pourtant, l’écoulement du produit à l’ancien prix constitue un manque à gagner pour la plupart des commerçants, obligés de vendre en fonction de la quantité et du profil des acheteurs. « Les clients se plaignent toujours lorsqu’on leur dit que les prix ont connu une hausse. On est donc souvent obligé de vendre en fonction de la quantité que le client veut acheter.

Il faut aussi voir s’il est régulier ou pas», explique Mme Mouliom. Sur les raisons de ce changement, plusieurs commerçants parlent de l’abondance des pluies, peu favorables à cette activité. « Les grossistes disent que les palmiers glissent en ce
moment. Raison pour laquelle, les villageois ne vont pas en brousse », révèle la commerçante. D’autres affirment que les palmiers produisent moins pendant la saison des pluies. « La production est moins importante quand il pleut abondamment », croit savoir Morelle qui assiste sa mère au marché Sincatex, dans l’arrondissement de Douala 3ème. A tout ceci, il faut également ajouter le mauvais état de la route, dans certaines zones d’approvisionnement. La marchandise peine ainsi à arriver
en ville, dans les zones de ravitaillement.

Charbon

Le charbon utilisé pour la cuisson coûte également cher sur le marché depuis maintenant deux mois. Certaines vendeuses de ce combustible noir d’origine végétale, avouent que cette autre augmentation est aussi liée aux pluies, entrées dans leur grande saison. Une situation que rencontrent les acteurs de ce secteur tous les ans. « Avec les pluies, le charbonnier a des difficultés pour allumer le feu et brûler le bois. En plus, la route est impraticable dans les zones de production », explique une productrice.

En saison sèche, un sac de charbon coûtait 8 500 Fcfa. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, avec les pluies devenues plus régulières, qui ont provoqué une
hausse de 500 Fcfa, voire 1.500 Fcfa par sac, selon les zones. Une hausse qui ne fait pas les affaires des grossistes. « En saison de pluies, la situation est la même. Parfois, on se retrouve en train d’acheter un sac de charbon à 10 000 Fcfa, et même 11 000 Fcfa. Ce qui ne facilite pas la revente », confie l’un d’entre eux. Quoiqu’il en soit, la plupart des ménagères n’en font pas un problème.

Malgré la hausse, elles estiment que le charbon est indispensable pour leurs activités. « C’est l’élément incontournable pour faire ma cuisine. Je n’ai pas de choix à faire. Je l’utilise toujours quelque soit son prix », explique Aïcha, une ménagère.
En parcourant les divers espaces de commerce, l’on constate que la hausse dépend des points de vente. Le prix n’est donc pas le même partout. « Le charbon se vend en
fonction des zones de commercialisation. Il y a des lieux où le sac coûte à 9.500 ou 10.000 Fcfa. À Penja par exemple, le sac de charbon est fixé à 11.000 Fcfa », détaille Marie, grossiste au marché Ndogpassi 2 à Douala.

D’autres raisons entrent en jeu pour justifier cette hausse. Les agents des eaux
et forêts et même des policiers sont accusés d’arnaquer des charbonniers sur la route. « Quand nous transportons des sacs de charbon dans des camions pour le marché, les
hommes en tenue nous exigent de verser une somme avant de traverser la barrière de police. Il y a des moments où nous leur donnons 120.000 ou 150.000 Fcfa. Sur le marché, nous augmentons le prix pour récupérer l’argent des négociations
», explique un charbonnier.

A cette allure, de nombreuses ménagères ne savent plus à quel saint se vouer. « Le charbon de 300 Fcfa ne fait plus cuire un repas. Il faut acheter maintenant pour 500 Fcfa », déplore Adèle.

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