Samedi, 15 December 2018
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Exploitation forestière

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Plus de 200 entreprises dans l’illégalité
Le sommier des infractions publié par le Minfof met en relief des manquements liés au braconnage, à la coupe non-autorisée, entre autres.
Le sommier des infractions du troisième trimestre a été rendu public par le ministre des Forêts et dela Faune (Minfof), Ngole Philip Ngwese. Dans ce documents de 42 pages, au moins 200 noms bien connus des entités qui exploitent les produits de la forêt. Celles-ci ont pratiqué frauduleusement leur métier pendant plusieurs mois ; des griefs portés à leur encontre datent de 2012. Les activités querellées ont été menées sur tout le territoire national.
Ces griefs sont entre autres, l’exploitation non-autorisée de produit forestier spécial (charbon), le non respect des clauses techniques d’exploitation, l’exploitation forestière dans le domaine national et dans la forêt domaniale, la coupe des espaces forestières interdites (bubinga),  la chasse sans permis, la chasse dans les aires protégées, la détention et la circulation à l’intérieur du territoire national des trompes d’animaux de la classe A. Précisons que les animaux de la classe A, selon la classification de la Convention internationale sur le trafic des espèces sauvages en voie d’extinction, sont ceux dont l’exploitation est strictement interdite. Dans cette catégorie, on peut citer, l’éléphant, les grandes tortues marines, les giraffes, les pangolins, les gorilles, les chimpanzés, les léopards, etc.
Le Minfof a déjà engagé des actions pour sanctionner ces exploitants illégaux. En interne, les services déconcentrés de ce ministère ont frappé d’amendes des entreprises qui ploient aussi sous le poid des suspension de leurs activité. Les montants à payer vont de 300.000Fcfa à 3.000.000fcfa. Ces sanction n’excluent  pas les poursuites judiciares. Et dans ce chapitre 57 affaires sont en attente d’exécution des décisions prononcées par la justice tandis que 124 cas attendent d’être jugées.
Cop21
Les suspensions infligées aux entreprises tiennent sur une durée de six mois. Elles ne pourront être levées  «qu’après la clôture du contentieux ouvert à l’encontre des contrevenants et le paiement intégral des charges dues et  exigibles», indique le ministre Ngole Philip Ngwese.
Mais si la suspension n’est pas levée, l’on peut aboutir à : « la poursuite des activités après notification de la suspension  et au constat d’une nouvelle infraction  à l’encontre du mis en cause  au cours des 12 mois derniers mois suivant l’infraction ayant entrainé la suspension.» Ce qui peut entraîner  le retrait définitif de l’agrément.
Selon le ministère des Forêts et de la Faune, le secteur forestier contribue pour près de 7% environ dans le produit intérieur brut (Pib). Il offre près de 45.000 emplois. Situé dans le bassin du Congo, considéré comme le deuxième grand massif forestier au monde après l’Amazonie, le Cameroun a un rôle à jouer dans la lutte contre le réchauffement de la planète. Lui qui a ratifié l’Accord de Paris signé en 2015 lors de la 21 Conférence des Nations unies sur le climat (Cop21) s’est engagé  à réduire de 32%, ses émissions de gaz à effet de serre (Ges) à l’horizon 2030. La Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) estime à 0,2%, le taux de déforestation de la sous-région, moins ce qui est fait en Asie du Sud-est. Mais pour combien de temps encore ?
Adrienne Engono Moussang
Photo : Grumier chargé de billes de bois (édition)

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