Lundi, 19 Février 2018
Accueil quotidien mutations sante Le Cancer: Pathologie encore négligée

Le Cancer: Pathologie encore négligée

138
- Publicité -

Le Cancerntue plus que le sida, le paludisme et la tuberculose réunis. Sa prise en charge reste insuffisante. 

Par Adrienne Engono Moussang
Les chiffres sur le cancer jusqu’ici disponibles émanent des sources hospitalières. « Il n’existe pas de registre sur cette maladie au Cameroun », décrie le Dr Etienne Atenguena, onchologue médical. « L’idée des registres a pris corps au Cameroun il y a des années. Ils ont été ouverts à Yaoundé et à Douala. Mais aucun budget n’a été voté pour leur fonctionnement que seuls ont pu assurer, pendant quelque temps, les modiques moyens du Comité national de lutte contre le cancer », poursuit l’oncologue.
Or, reconnaissent les spécialistes, le registre du cancer est l’élément de base d’une prise en charge optimale de la maladie. « Le registre se définissant comme ce document qui contient les données collectées dans les hôpitaux et dans tous  les autres lieux d’une zone sur la maladie. Ce sont ces données qui sont envoyées à l’Organisation mondiale de la santé (Oms). A cause de ce manquement, c’est avec les données des pays voisins qu’on situe l’état de la maladie au Cameroun », soutient le Dr Atenguena.
Dr Angèle Pondi vit la réalité quotidienne de cet état de choses. « Il y a des difficultés à trouver des médicaments. En plus, ils coûtent cher. Et le cancer entrainant l’anémie il faut transfuser les plaquettes qui ne sont toujours disponibles. Régulièrement,  on  est obligé de transfuse du sang total malgé des réactions aux transfusions qui peuvent entrainer la mort du patient », se lamente-t-elle.
Cependant, contrairement à ses confrères, le chef de service d’hématologie et oncologie pédiatrique à la Fondation Chantal Biya peut encore compter sur les partenariats dont bénéficie cette formation hospitalière. « Ce qui a rendu possible le traitement ici au centre Mère et Enfant de la Fondation Chantal Biya, c’est d’abord le centre lui-même, qui permet de donner un cadre aux enfants, en plus il y a le centre Pasteur avec lequel nous avons un partenariat grâce à l’Ordre de Malte, qui prend en charge les analyses biologiques et radiologiques avec l’hôpital Central. Nous avons également un partenariat avec le Groupe franco africain d’oncologie pédiatrique pour l’approvisionnement en médicaments, du petit matériel et la formation du personnel », se console la scientifique.
Mais seulement 130 patients sont reçus ici sur les quelque 1000 enfants affectés par les cancers ; un grain de sable dans la mer !

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP