Mercredi, 25 Novembre 2020
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La vieille garde essoufflée

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Dans ces colonnes, le 04 février 2020, une enquête démontrait comment des leaders et hauts responsables des partis politiques en lice pour les législatives et les municipales mouillent le maillot pour leurs candidats. L’on a ainsi vu Cabral Libii du Parti camerounais pour la réconciliation nationale faire presque le tour du pays en deux semaines, ceci pour mettre son capital sympathie au service des siens. Issa Tchriroma Bakary du Front pour le salut national du Cameroun abat un travail similaire dans la Bénoué ; circonscription dans laquelle il est d’ailleurs tête de liste aux législatives, au même titre que Cabral Libii dans le Nyong-Et-Kelle.

Autre « grand » au service des « petits », le ministre délégué auprès du ministre de la Justice garde des sceaux, Jean De Dieu Momo. Le président des Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun est sur tous les fronts, que ce soit à Douala ou à Yaoundé. Il appuie les candidats de son parti, tantôt en animant des meetings, tantôt en faisant le tour des médias pour plébisciter les voix des électeurs.

D’autres leaders se déploient de la sorte. Ce faisant, les uns et les autres s’inscrivent dans une dynamique de pratique moderne de la politique. Sous d’autres cieux en effet, là où une campagne électorale est un moment de très forte effervescence, les patrons de partis politiques boostent leurs éléments lors des différentes consultations électives de proximité. C’est un échange de bons procédés, dans la mesure où ceux qui briguent les mandats d’élus locaux sont généralement ceux qui ont mouillé le maillot pour le patron du parti lors d’échéances passées, généralement la présidentielle.

Au Cameroun, prenant à contre-pied ce vent de modernité, trois mastodontes – ils sont aussi des meubles en réalité – de la vie politique nationale ont brillamment répondu aux abonnés absents. Adamou Ndam Njoya, président de l’Union démocratique du Cameroun, n’a été aperçu nulle part depuis le début des hostilités. Même pas pour battre campagne, lui qui est pourtant de nouveau en lice pour diriger la mairie de Foumban.

Par Le Saladier

Ni John Fru Ndi s’est également rendu invisible. Le Chairman du Social Democratic Front reste jusqu’ici très discret. Ses camarades du parti engagés aux législatives et aux municipales se débrouillent tant bien que mal pour exister, dans une campagne dominée fortement par l’ogre Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais).

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