Lundi, 19 Février 2018
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La culture pour rebondir

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A peine les lampions du réveillon de la Saint Sylvestre éteints que l’année 2017 nous interpelle brutalement, nous privant du moindre état de grâce que les premiers jours de l’an accordent souvent si généreusement.

Cette nouvelle année nous assomme dès le réveil en nous annonçant sans délicatesse et sans ménagement que les jours à venir seront particulièrement rudes et difficiles à affronter.

Nous voilà donc prévenus ! La guerre contre Boko Haram va plus que jamais s’intensifier. La stabilisation du cours des matières premières n’est pas pour bientôt. Ses fluctuations défavorables vont maintenir la trésorerie nationale dans un état d’extrême tension. Nous devons donc nous attendre à voir les difficultés se multiplier et les problèmes s’accumuler sans perspective de solution immédiate.

Devant autant de problèmes les populations ne  manqueront pas d’être traversées par de vives inquiétudes à cause des incertitudes que leur réserve l’avenir. Cela est de nature à exacerber les comportements égoïstes, encourager les revendications sectorielles et renvoyer aux replis communautaires. Autant de fléaux qui constituent une grave menace pour les efforts déployés jusqu’à présent par les pouvoirs publics comme par l’ensemble des populations pour parvenir à la parfaite intégration nationale qui assure à chacun et à tous, la certitude d’être pleinement Camerounais en droits et devoirs.

Avec les exceptionnelles ressources dont il dispose, le Cameroun a les moyens de relever avec panache le défi. Tout le monde sait bien que c’est une fois le lion blessé qu’il devient le plus dangereux. Cela suppose toutefois que le Cameroun accepte une fois pour toute qu’il n’est pas bon de donner l’impression que le pays évolue continuellement dans la totale improvisation. Le Cameroun doit aussi accepter de s’associer l’ensemble de ses forces vives à travers les instances de concertation et d’incitation à promouvoir pour tirer le meilleur parti de ses populations qui constituent à n’en point douter son premier atout.

Tout cela ne peut prendre effet que si l’horizon est tracé avec des objectifs clairement identifiés avec l’assurance que les retombées seront profitables à tous, du sommet jusqu’au bas de l’échelle.

La morosité peut être combattue et vaincue si l’élan de solidarité nationale repose sur des règles clairement établies applicables en toute justice à tous les citoyens. L’enthousiasme peut être ressuscité si les intérêts communs sont mis en avant dans la perspective de défendre le patrimoine qui est à la base de notre identité commune. Nous pouvons prétendre à la victoire si nous cultivons le fameux « fighting spirit » camerounais.

En ces temps de vaches maigres où l’oreille du Camerounais est à la recherche de bonnes nouvelles, quelque chose d’intéressant s’est déclenché au niveau du Musée national à Yaoundé. Alors que l’habituel train des hausses des prix des débuts d’années ajoute à l’angoisse des citoyens, les autorités du ministère des Arts et de la Culture viennent d’avoir l’heureuse idée de baisser de façon très substantielle les prix d’accès au Musée national. Sa fréquentation devient moins discriminatoire. Le prix d’entrée plus « démocratique » permet ainsi à un plus grand nombre de Camerounais de tirer parti du patrimoine en devenant de plus en plus fiers et conscients que la richesse de notre pays repose sur les apports des différentes entités qu’il rassemble et met en cohérence pour le bonheur de tous.

La culture quoi de mieux pour promouvoir les meilleurs valeurs de notre « vivre ensemble ». La culture à la portée de tous, voilà une précieuse ressource pour nous aider à rebondir.

Par Mal Njam

Directeur d’Africéa

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