Samedi, 20 Juillet 2019
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Kigali: A la recherche d’une équation pour la gestion durable de la biodiversité

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La 16ème  réunion du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo s’est ouverte le 21 novembre 2016.

Les Etats de l’Afrique centrale et du bassin du Congo en particulier tablent sur la gestion des ressources naturelles. Cette partie du continent africain, doté des écosystèmes particuliers, souvent présentée comme le deuxième grand poumon forestier du monde après l’Amazonie, a son mot à dire aujourd’hui où l’on parle de plus en plus de la conservation de la forêt dans la lutte contre le changement climatique. Et cette seizième réunion qui intervient quelques jours après la 22ème Conférence des Nations unies sur le climat (Cop22) a pris une grande ampleur. Les évènements enregistrés ces dernières années dans les aires protégées, particulièrement l’abattage des éléphants et autres grand mammifères,  ne manquent pas de susciter des interrogations ici.

Comment concilier le développement à la gestion durable des ressources naturelles en tenant compte des besoins des populations locales dans un contexte caractérisé par des conflits aux environs des aires protégées et de l’enclavement desdites zones? Etant donné que certains conflits modifient souvent la superficie des aires protégées, quand ils ne favorisent pas leur appropriation par des belligérants. Plusieurs suggestions des experts font l’objet des débats qui meublent les assises de la 16ème réunion du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo (Pfbc) ouvert à Kigali le 21 novembre 2016.

Cosmas Wilungula, administrateur du Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (Rapac), par exemple, propose que la nature et les causes du conflit soient d’abord clairement identifiées. « S’il s’agit d’un conflit local, la solution sera dans la stratégie de pacification. Mais si c’est un conflit qui oppose plusieurs nations, il va falloir dépasser le niveau de la solution locale et faire appel aux instances d’envergures telles que l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies », pense-t-il, à la lumière de son expérience en République démocratique du  Congo.

Chercheur dans le secteur forestier au Cameroun, Denis Sonwa juge qu’il est d’abord important de comprendre que les populations vivant dans les zones de conflits sont déjà fragilisées du fait des troubles sociaux. Ensuite, ajoute-t-il, il faut les doter des capacités à se gérer. Il soutient que les aider à développer des activités agricoles autour des aires protégées peut les amener à ne pas exercer une pression sur la biodiversité de ladite aire. Seulement, nuance le chercheur qui s’appuie sur une expérience dans la région du Sud-ouest du Cameroun, il faut accompagner cette agriculture avec du matériel végétal de qualité et des techniques culturales moins nuisibles aux ressources naturelles.

D’autres sujets comme les politiques de gestion des forêts et la planification de l’utilisation des terres, le changement climatique (atténuation et d’adaptation), le développement économique durable du secteur privé, etc.,  des terres, sont épluchés par des experts venus des quatre coins du monde.

Adrienne Engono Moussang à Kigali

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