Samedi, 19 Janvier 2019
Accueil quotidien mutations education Joseph Vincent Ntuda Ebode : « Nous allons implémenter le 3ème cycle en 2019 »

Joseph Vincent Ntuda Ebode : « Nous allons implémenter le 3ème cycle en 2019 »

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Le directeur de l’Institut de gouvernance, des sciences humaines et des sciences sociales de l’Université panafricaine évoque par ailleurs les difficultés auxquelles l’Institut fait face.

Par Josiane Afom

Nous sommes rendus au terme de la formation de la 4èmecuvée à l’Institut de gouvernances, des sciences humaines et des sciences sociales. Quel bilan faites-vous de ces formations ?  

En termes de bilan, je dois dire que nous venons de loin. Ceci parce qu’une promotion c’est un certain nombre d’activités académiques qui portent sur la recherche, la mobilité, la discipline et la sécurité. On ne peut pas dire que toutes ces activités ont toujours été faciles à réaliser. Par exemple, la première promotion a mis trois ans au Cameroun pour démarrer parce qu’à leur arrivé, on avait découvert qu’au lieu que les étudiants soient bilingue, ils étaient monolingues. Et si on avait lancé la formation, il ne devait avoir que les Camerounais qui allaient réussir et on allait dire que nous privilégions les Camerounais. On a dont bloquer et sur la base de cette expérience, nous avons imposé l’apprentissage de la langue, à tous les étudiants qui arrivent.

Aussi, la quatrième promotion a fait 26 mois de formation, le rythme normal étant 24 mois. Celle-ci a fait 26 mois en raison du fait que dans la promotion des graduations, des remises des diplômes, on fait successivement par institut et cette année, nous étions le dernier institut. Nous avons aussi un autre problème, celui de la maitrise du calendrier académique qui,  sans avoir les professeurs permanents, n’est pas facile.  A côté de cela, nous avons aussi le problème de financement des bourses qui de temps à autres, arrivent en retard. Mais cette promotion n’en a pas beaucoup souffert comme la première. Je peux dire un ouf de soulagement parce que lorsque je fais le bilan historique, il y a eu une amélioration de la qualité de l’offre d’enseignants, il y a une maitrise du calendrier académique, il y a des équipements qui sont de de mieux en mieux disponibles.

Quel est le Positionnement de l’Institut de gouvernance, quand on sait que vous intervenez dans la gouvernance, les sciences humaines et sociales que les autres universités dispensent déjà?

L’Institut de gouvernance est un institut sur les cinq que compte l’Université panafricaine et par institut, il faut entendre une faculté. Voici les spécificités : l’université panafricaine à travers ses cinq instituts forme des jeunes africains mélangés en Afrique. Lorsque nous faisions nos études, pour avoir l’opportunité de connaitre un zimbabwéens, il fallait attendre se rencontrer en Londres. Ici, chacun en rentrant dans son pays a une idée de l’autre pays. Dont, sur le plan de la mobilité, cela facilite beaucoup de chose. Cela est un plus que les autres universités n’ont pas. Aussi, à chaque promotion, nous réunissons une quarantaine de pays, ce qu’aucune université en Afrique ne fait. Nous formons les jeunes pour qu’ils soient parfaitement bilingues. Tous ces jeunes qui font l’Université panafricaine ont des bourses et très peu d’universités en Afrique en accordent aux étudiants.

Vos étudiants sont-ils compétitifs sur le terrain de l’emploi ?

Ils peuvent être compétitifs sur le terrain de l’emploi si on regarde tout simplement la formation. Mais ils ont l’obligation de mener les recherches essentiellement en s’appuyant sur l’agenda 2063, ce qui n’est pas le cas des nationaux. L’agenda 2063 c’est la vision de l’Union Afrique, domaine par domaine. Dont il y a les spécificités.

Quelles sont les perspectives relativement aux promotions à venir ?

La principale perspective actuellement c’est l’implémentation du troisième cycle. L’année prochaine, nous allons faire les premières soutenances des PH/D à partir de ce moment, ils vont commencer à s’auto-reproduire. S’auto-reproduisant, ils peuvent être recrutés dans leurs propres universités, les faire fonctionner avec l’esprit dans lequel ils ont été recrutés et formés et cela donne dont un plus parce que si ils sont recrutés, ils ont déjà l’esprit panafricain et ils sont différents de ceux qu’on recrute aujourd’hui qui viennent de différents.

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