Dimanche, 9 December 2018
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Jean Claude Bilana : « on peut se passer de l’affichage »

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L’expert en communication et en marketing analyse la stratégie de communication en période électorale.
Par Florentin Ndatewouo
Quel rôle joue l’affichage en période de campagne électorale ?
L’affiche est le premier vecteur de communication. Cela se vérifie tout aussi bien par une campagne de communication politique. On met l’accent sur le visuel du candidat, et vous allez voir que généralement, on prend les bustes des candidats, ce qu’on appelle vulgairement des portraits. Donc, c’est à partir du portrait du candidat, qui est l’essence même de l’identité visuelle de tout événement, qu’on aperçoit le candidat en grandeur nature. C’est assez important, parce que c’est là qu’on découvre qui est le candidat. Et on peut en multiplier sur tous les formats.
Nombre de candidats de l’opposition dénoncent le manque d’équité en raison de l’envahissement des espaces publics par le parti au pouvoir.
N’y a-t-il pas des dispositions de la loi qui encadrent l’affichage public en période électorale ?
Le candidat au pouvoir est plus futé et expérimenté en la matière. Donc, il réserve ses panneaux avant. Parce que c’est un problème de stratégie. Dans les équipes de campagne et d’états major, ils doivent savoir que lorsqu’ils ont conçu une affiche, la conception est faite par une agence conseil. Maintenant, les espaces appartiennent aux régisseurs  publicitaires qui gèrent la ville. Ces régisseurs publicitaires sont les communautés urbaines qui agissent via les agences de régie. Si vous avez de l’argent, vous réservez vos panneaux et aucun annonceur ne va refuser.
Certains candidats de l’opposition se plaignent de la faiblesse de leurs moyens financiers.
Ne pouvait-on  pas envisager la gratuité de leur espace, vu qu’on est en période de campagne électorale ?
Elecam devrait élaborer une politique dans ce sens. En même temps qu’il offre les bulletins de vote et consorts, il pourrait également avoir un volet communication, qui est là pour appuyer les candidats et décider que pour chacun d’entre eux, on fabrique par exemple un million de T-shirts. Elecam, de concert  avec la communauté urbaine, peut aussi installer à chaque  carrefour et dans les grandes zones de passage, un grand panneau sur lequel on a tous les candidats. Ces affiches ont les mêmes normes. La deuxième proposition, c’est que les partis politiques devraient également se battre pour modifier la loi électorale en disant par exemple : « Nous voulons que tout ce que nous importons en période électorale, soit exonéré d’impôts ».
Les candidats peuvent-t-ils se passer de la communication par affichage ?
Les candidats peuvent se passer des affichages. Ils peuvent faire le porte-à-porte, ils peuvent faire du « Street marketing », et cela peut être productif en fonction de la cible. Ils ne choisissent pas de gagner partout, mais de faire un bon score chez  eux notamment, dans leurs fiefs électoraux où ils comptent faire le plein de voix. Etant donné que les candidats savent que le vote est parfois tribal, ils ne se soucient pas tellement des affichages et savent que les électeurs vont malgré tout, voter en leur faveur

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