Vendredi, 22 Janvier 2021
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Jacquis Kemleu Tchabgou: « Le Centre climatique est le projet d’avenir de Dschang »

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Officiellement installé dans ses fonctions le 04 décembre dernier, le maire de la commune éponyme dresse le bilan de ses 270 premiers jours.

Par Jean De Dieu Bidias

Près de neuf mois après votre arrivée à la tête de la commune de Dschang, quel bilan pouvez-vous dresser de votre action ?

La pandémie du coronavirus est venue nous montrer que nous avions une difficulté réelle ; au-delà des maladies d’origine hydriques, on ne peut pas se laver les mains en respect de l’une des principales mesures barrières édictées par le président de la République. Aujourd’hui, nous avons lancé huit études hydrogéologique et géophysiques dans la perspective d’installer des adductions d’eau potable par forages. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le forage de l’hôpital de district de Dschang, qui débite 600.000 litres d’eau par heure a été construit. On ne s’est pas arrêté là ; nous avons lancé la construction du forage administratif qui débite 3500 litres d’eau par heure ; nous avons lancé celui de ma mairie qui débite également 3500 litres par heure. Nous avons une chance, les étudiants de la faculté de géologie, option mines, ont eu à caractériser les sols de l’arrondissement de Dschang. C’est quelque-chose qui est à notre actif. Nous avons poursuivi notre travail avec la réalisation du point d’eau du marché, qui a fait l’objet d’une visite spéciale du chargé de la coopération de la France, qui a d’ailleurs dit publiquement qu’il fera de Dschang le laboratoire du Cameroun. Nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous avons réalisé il y a trois jours [le 04 décembre, Ndlr], le forage du marché B qui débite 3500 litres d’eau par heure. Ces travaux ont attiré l’attention du directeur général du Feicom. Nous avons fait des travaux d’hydraulique, des forages, mais nous n’avons pas de réservoirs. Nous lui avons écrit, il a marqué son accord pour nous financer. Donc, l’offre en eau sera densifiée davantage dans les prochains jours. Nous ne nous sommes pas arrêtés là.

Pouvez-vous également dire un mot de votre projet de sécurisation des espaces ?

Effectivement, avec le concours du préfet, nous avons engagé un autre projet important, celui de permettre aux populations d’être décemment logées. Nous avons demandé au préfet de nous aider à sécuriser des espaces. A ce jour, il nous a permis de sécuriser 40 hectares. Nous allons y construire la cité municipale. Nous avons déjà eu l’accord de financement, et les 50 premiers logements seront dès 2021. Dans cette même perspective, nous avons saisi le ministère des Forêts et de la Faune, pour lui dire que nous étions au courant d’un projet dénommé Mit [Marché intérieur du bois, Ndlr]. Avec l’aide du préfet, nous avons été admis à ce projet. Nous ne nous sommes pas arrêtés là. Tous ceux qui sont ici ont un besoin, tous ont besoins d’espaces. C’est dans cette logique que nous avons lancé le projet de lotissement urbain sur un espace dédié, toujours grâce au préfet. Donc, dès 2021, les populations qui souhaitent mieux se loger doivent se mettre sur les starting-blocks.

Qu’est-ce qui est fait pour sauver le Centre climatique de Dschang qui se meurt depuis plusieurs années ?  

Toujours avec le concours de l’élite que nous mobilisons constamment et parce que nous sommes acheteurs de tous les projets, nous avons pu convaincre le ministre de la Jeunesse de financer le Centre multifonctionnel de Dschang. Nous avions toujours un problème d’espace, le préfet l’a résolu et le ministre est venu annoncer solennellement que nous aurons notre Centre en 2021, pour 500 millions Fcfa d’investissement.  Il y a quelques jours, le préfet et nous nous sommes concertés et nous avons dit que le Centre climatique ne pouvait pas continuer à mourir. Le préfet a saisi le ministre d’Etat, ministre du Tourisme, qui a mis en mission son directeur des sites touristiques qui a été reçu ici ; lorsque nous lui avons montré notre modèle économique adossé sur le partenariat public-privé et indiqué que nous l’avons calqué sur la mise en route du Centre technique agroalimentaire dont je suis président et qui a été construit sur la base de deux feuilles que nous avons reçues, c’est-à-dire, l’acte constitutif du centre, nous lui avons dit que nous ferons du Centre climatique le projet d’avenir de Dschang. Nous l’avons rassuré en lui disant : la commune c’est le démembrement de l’Etat, c’est la continuité de ce que l’Etat central fait au niveau national que nous faisons au niveau local parce que nous maitrisons mieux l’espace dans lequel nous nous trouvons. En effet, beaucoup de fonctionnaires ne comprennent pas encore que la commune n’est pas une structure privée, que c’est l’Etat. Nous, nous travaillons sur cette base ; nous devons être la main dans la main. Quand nous entendons qu’il y a des blocages entre les maires et les préfets, nous nous posons des questions.

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