Mardi, 25 Juin 2019
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Irradiation ionisante:Des Camerounais exposés au radon

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Les travaux de l’Irgm, structure visitée par la ministre Dr Madeleine Tchuinté mercredi dernier, indiquent que ce gaz, deuxième cause du cancer du poumon, existe à forte dose dans des zones minières.

Par Adrienne Engono Moussang

Une visite d’un jour a conduit la  ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), Dr Madeleine Tchuinté,  tour à tour au Centre de recherches hydrologiques (Crh), au Laboratoire de recherches énergétiques (Lre), au Laboratoire de traitement de l’image (Lti) et au Laboratoire de traitement des minerais (Ltm) de l’Institut de recherche géologique et minière (Irgm) le 29 mai à Yaoundé. En dehors de sa participation avec succès au dégazage des lacs Nyos, dans la région du Nord-Ouest et Monoun à l’Ouest, cette structure dont le directeur général est Joseph Victor Hell mène des études avec des résultats disponibles dans différents domaines. 

Dans le cadre de la veille environnementale et en vue de protéger les populations contre les rayonnements ionisants, l’Irgm a réalisé une cartographie de la radioactivité dans les zones minières (Bétaré-Oya, à l’Est, Bakassi, Limbe et Buea, dans la région du Sud-Ouest) d’une part et Poli (dans le Nord), Lolodorf (au Sud), Douala (dans le Littoral), Tibati  et Ngaoundéré (dans l’Adamaoua), zones à potentiel minier d’autre part.  Il ressort de ces travaux que sur un millier de personnes concernées, au moins 10% soit 100 ont une concentration  en radon supérieure à la valeur normale fixée par la Commission internationale de protection radiologique (Cipr) et l’Organisation mondiale de la santé (Oms), c’est-à-dire supérieur à 100 bequeret par mètre cube (100 Bq/m3). Un travail interpellateur étant donné que, selon le Pr Saidou, chef du Laboratoire de recherches énergétiques (Lre),  le radon, très présent dans ces zones, et le thoron, gaz radioactifs provenant de la désintégration radioactive du radium, lui-même dérivé de la désintégration radioactive de l’uranium, sont responsables de 3 à 14% de cas de cancer du poumon dans le monde. 

Très satisfaite du travail abattu par des jeunes chercheurs, le Dr Tchuinte a suggéré au Dr Hell de faire connaître les résultats afin de se faire solliciter pour pouvoir assurer une autonomie financière ; surtout que : « avec la raréfaction des subventions, il pourrait être difficile de financer certaines recherches », a précisé la Minresi.

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