Mercredi, 30 Septembre 2020
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Insécurité:deux braquages en deux jours à Nkolanga

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Les  populations de cette banlieue de Yaoundé située dans le département de la Mefou et Afamba vivent dans la peur à cause de ces actes des malfrats. 

Par Wamba Sop

Les habitants de Nkolanga, lieu-dit «Sasomo»,  banlieue de Yaoundé, située dans l’arrondissement de Nkol- Afamba, dans le département de la Mefou Afamba dont le chef-lieu est Mfou  n’ont plus le sommeil tranquille. Pour cause, depuis près d’une semaine, des visiteurs d’un autre genre s’improvisent dans des domiciles et emportent des effets.

 «Tout allait normalement dans le domicile de mon frère jusqu’aux environs de 20 h, lundi 31 août dernier lorsque  trois hommes, portant des cache-nez noirs et armés de machettes et d’un fusil,  se sont introduits chez lui. Ils ont menacé les occupants présents et ont fouillé toute la maison emportant deux ordinateurs portables et des téléphones androïdes. N’ayant pas trouvé de l’argent, ils ont gentiment dit au revoir et ont promis de se rendre chez le voisin le plus proche à leur prochaine descente sur le terrain », raconte un proche d’une victime du braquage, sous le couvert de l’anonymat. Celui-ci indique que la peur s’est emparée de la population riveraine. « Ce n’est pas le seul cas. Déjà samedi à la même heure, la même équipe a opéré chez le voisin de mon parent. Là-bas, les trois malfrats qui se servent d’une moto,  ont ligoté le chef de famille, son épouse et leurs enfants. Fusil en main, ils ont récupéré tous les téléphones et ordinateurs portables. Ils ont pris les codes Mobil Money et bancaires du couple. Et deux se sont rendus à Yaoundé et  ont récupéré tout le salaire du mois d’août au niveau du distributeur », témoigne-t-il, choqué.

Nouvelles extensions

Sur les lieux des opérations, c’est le mutisme de la plupart des riverains. Ceux qui peuvent encore parler disent compter sur les services de sécurité qui ont déjà ouvert des enquêtes sur les deux cas. Un suspect a été interpellé pour exploitation. « Dans la nuit du samedi, après le premier braquage, nous nous sommes rendus au poste de gendarmerie à quelques kilomètres d’ici (à Lada) mais les gendarmes étaient sur le terrain », relate un riverain.  Et d’ajouter : « Heureusement, après le deuxième cas, au poste de  police de Biteng que nous avons contacté,  un agent nous a prodigué un certain nombre de conseils à suivre. Nous-mêmes nous pensons que nous devons nous organiser. Le quartier s’agrandit mais il y a encore des concessions qui sont en chantier ; donc, non-occupées par les propriétaires. Il existe  même encore quelques bosquets. Il est alors difficile de mener des actions en synergie dans ces cas », déplore ce dernier et qui  regrette par ailleurs la lenteur dans l’application des mesures immédiates proposées par les services de sécurité. « Il y a encore des coins dans l’obscurité. Alors que la police nous a conseillé de les éclairer. Mais il y en a qui refusent de cotiser pour l’achat des ampoules. Or, pour leurs forfaits dans les deux domiciles, les malfrats se sont introduits par les issues non-éclairées et ont profité des murs  élevés pour faire leur travail en toute quiétude. Voilà d’ailleurs pourquoi la police a conseillé d’éviter de très hautes barrières », poursuit-il. Ses voisins et lui souhaitent que la sécurité soit renforcée dans les nouvelles extensions de la ville de Yaoundé étant donné qu’elles attirent de plus en plus de bandits.

Cette banlieue de Yaoundé très prisée depuis un certain temps abrite l’Institut Africain d’informatique (Iai)-Cameroun (Centre d’excellence technologique Paul Biya).

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