Lundi, 18 Juin 2018
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Infrastructures: Douala 3e a mal à ses routes

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La situation qui dure depuis des années cause de nombreux désagréments aux usagers.

Par Viviane Moumeni (stagiaire)

Les clichés projetés par les motocyclistes dans l’arrondissement de Douala 3e sont à l’image de leur environnement de travail. Au point dénommé «Entrée Bille», plusieurs dizaines de motos attendent d’éventuels usagers. La particularité, c’est que ces engins sont sales et recouverts de boue, en ce début de semaine, puisque les différents trajets qu’ils parcourent sont jonchés de mares d’eau boueuses.

Le spectacle est identique dans de nombreux autres quartiers tels que Bilonguè, Cogefar, Borne 10. Le mal est tellement profond qu’il faut faire usage de mototaxis pour pouvoir desservir ces bleds. Cependant, une catégorie d’usagers de la route préfère la marche, afin d’éviter l’insécurité grandissante : «Quand je rentre un peu tôt, j’entre au quartier à pieds, parce que l’état piteux de la route m’effraie.

J’ai alors peur de tomber de la moto», explique Marie Madeleine Moko, domiciliée à Boko Plage. Surtout que le retour des pluies favorise l’agrandissement des crevasses, énormes réceptacles d’eaux souillées. Ce qui rend encore plus difficile la conduite sur ces routes. Le bilan se traduit généralement en termes de fréquence de motos chez le réparateur du coin : «Les pannes les plus récurrentes se situent au niveau des roulements. Les jantes ne sont pas épargnées, puisqu’elles se déforment», regrette un conducteur de moto.

Moto-taximen

Sur ces différents tronçons, les prix du ramassage varient en fonction du climat. Le montant peut aller du simple au double en saison des pluies. «C’est à cause des creux et du fait de la route qui glisse quand il pleut», s’accordent à dire quelques moto-taximen. Les usagers sont ainsi exposés aux accidents, à l’instar du prénommé Samuel, résidant au quartier «Mille problèmes», qui avoue marcher aujourd’hui
avec des béquilles, après avoir été renversé par une moto il y a deux mois.

Face à cette situation, les chefs de quartier se plaignent d’avoir saisi le maire pour des travaux de réhabilitation. C’est le cas du chef du quartier Boko Plage 1, Claude Kamdoum, qui se souvient qu’un tracteur y est passé en 2014. A défaut des travaux durables, ces chefs font comme ils peuvent, avec l’appui des populations. «Nous avons mis des barrières pour contraindre tous ceux qui entrent avec des camions de terre pour remblayer leurs maisons à verser 1000 Fcfa à la chefferie. Ainsi, lorsqu’on a déjà 25 000 Fcfa, on achète la terre pour combler les trous», explique Claude Kamdoum. De son côté, Sa Majesté Honoré Bouthuem, chef du quartier «Bobongo III», tend la main à la communauté urbaine de Doua

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