Vendredi, 17 Août 2018
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L’informel contribue de 50% dans le Pib

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Selon les résultats d’une étude commandée par le Bit sur le secteur informel, le chiffre d’affaires de certaines entreprises est estimé à près de 250 millions de Fcfa.

Par Sandrine Tonlio Tiako

Le secteur informel se porte bien au Cameroun. Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. Selon l’Institut national de la statistique (Ins), le secteur 8informel participe pour près de 50% dans le Pib et « concentre près de 90% des actifs occupés ». Les résultats d’une étude réalisée par l’économiste et statisticien Hermann Fotie sont plus détaillés sur ce secteur d’activité au Cameroun. En 2010, les entreprises informelles non agricoles sont estimées à 2,5 millions. Elles sont réparties dans les domaines de l’industrie, du commerce et des services.

Pomme de terre

Sur les 86% de structures détenues par des individus, seuls 24% exercent dans un local professionnel. Selon le consultant, le chiffre d’affaires des entreprises informelles varie entre 15 millions et 250 millions F Cfa. Une perte hallucinante pour l’administration fiscale. Pour un secteur en pleine léthargie, on a du mal à croire qu’une Très petite entreprise (Tpe) réalise un chiffre d’affaires de 15 millions F Cfa. Malheureusement, selon l’étude, cette catégorie constitue 95% des entreprises du secteur informel. L’on «réalise que certaines entreprises sont dans le régime des impôts libératoires alors qu’elles doivent être au régime du réel », décrie Hermann Fotie.

Un secteur avantageux

Le secteur informel est perçu par les acteurs comme « un amortisseur social et présente des avantages concurrentiels. Les charges fixes sont réduites », indique l’étude. Pour Lassina Traore, représentant du Bit, le secteur informel est considéré « par certains comme une solution refuge en cette période de crise de l’emploi et de l’accroissement de la pauvreté, par d’autres comme la source de multiples problèmes tels que la concurrence déloyale, la précarité, l’absence de mesures d’hygiène et de sécurité, et l’absence des règles de base de la protection sociale ».

Il est donc clair que la migration de ce secteur vers le formel est une nécessité. Il faut tout de même souligner le jeu trouble des entreprises formelles. Certaines de leurs activités ne sont pas déclarées et se développent dans le « noir ». Très souvent, avec la complicité des agents véreux de l’Etat. Pour sortir le Cameroun de cette économie informelle, l’économiste recommande au Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), de sélectionner 500 entreprises pour leur formalisation d’ici trois ans. Une migration déjà amorcée au Gicam avec, la création d’un club des Très petites entreprises en son sein, a indiqué Alain Blaise Batongue, secrétaire exécutif dudit patronat.

Par ailleurs, il est recommandé au Gicam de mener des actions de lobbying auprès de toutes les administrations. Aussi, de  sensibiliser les acteurs de l’informel sur les opportunités de la migration. Et enfin de  proposer des offres de service attractives aux micro-entreprises . Le développement des partenariats avec les établissements de micro finance, les différents programmes et projets d’appui au secteur productif est aussi requis.

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