Mardi, 4 Août 2020
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Grandes réalisations: le lancement des projets de seconde génération ajourné

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Sous la pression du Fmi, le Cameroun consent à accorder la priorité à l’achèvement des infrastructures en cours de réalisation.
 
Par Jean De Dieu Bidias
La mise entre parenthèses des projets dits de seconde génération du programme des « Grandes réalisations » fait l’effet d’une douche froide pour le gouvernement, qui a promis que les années 2017 et 2018 seraient celles du lancement effectif desdits projets. Sous la pression du Fonds monétaire international (Fmi), avec qui les ministres de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et des Finances négocient, depuis lundi dernier, « un plan de redressement de l’économie », le Cameroun vient de consentir à ajourner le lancement d’un certain nombre de projets, dont la construction des barrages hydroélectriques de Makay dans le Nyong et Kellé (400 Mw pour un coût de 500 milliards F Cfa), de Bini à Warak dans la région de l’Adamaoua (75 Mw pour un coût d’environ 181 milliards F Cfa), le port en eaux profondes de Limbé dans la région du Sud-Ouest, le troisième pont sur le fleuve Wouri à Douala, etc.
Durant les trois prochaines années (2017-2019), le gouvernement accordera la priorité à l’achèvement des projets en cours de réalisation, notamment l’aménagement hydroélectrique de Lom Pangar, les autoroutes Yaoundé-Nsimalen et Yaoundé-Douala, les barrages hydroélectriques de Memve’ele et Mekin, la seconde phase du projet de construction du Port autonome de Kribi, entre autres infrastructures. Un point d’honneur devrait être mis à la diversification de l’économie camerounaise. Face à l’effondrement des cours du baril de pétrole à l’international depuis le troisième trimestre 2014, le Fmi avait prescrit à l’ensemble des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), de mettre un bémol sur un certain nombre de projets, et de ne poursuivre que ceux dont on était sûr de la rentabilité économique à court et moyens termes. Le Cameroun, qui en dehors de la baisse des recettes pétrolières fait face à un choc sécuritaire inédit ayant décuplé ses dépenses de sécurité, a longtemps opposé une fin de non recevoir à l’institution de Bretton Woods. En se ressaisissant comme il le fait aujourd’hui, le pays prend visiblement conscience de la rareté de plus en plus prégnante des ressources. Il faut noter que le Fmi, qui séjourne aujourd’hui dans le pays, souhaite aussi que le gouvernement revoie à la baisse ses ambitions dans le domaine de l’emploi.

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