Jeudi, 12 December 2019
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Grand dialogue national:Clap de fin

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Les pourparlers se sont achevés à Yaoundé le 04 octobre dernier sur fond de satisfaction et d’attentes pour la mise en œuvre des recommandations.

Par Jean De Dieu Bidias

Dans la salle inaugurale du Palais des congrès de Yaoundé qui avait fait le plein d’œuf dès 10h30, l’attente a été longue. Et dans l’assistance, l’on pouvait percevoir une certaine inquiétude. Prévue selon le programme officiel à 11h, la séance plénière de clôture du Grand dialogue national (Gdn) ne s’est finalement ouverte que vers 14h30, vendredi 04 octobre dernier. Chacune des huit commissions a pesé de tout son poids pour que le maximum possible de ses propositions figure dans le rapport final des travaux, et il aura fallu plus de trois heures de débats supplémentaires pour accoucher d’une cinquantaine de résolutions adressées au chef de l’Etat. Le document fait une vingtaine de pages.

Les participants qui avaient débarqué sur le mont Nkol-Nyada avec la détermination d’obtenir le retour au fédéralisme, notamment les représentants du Social Democratic Front (SDF) et certains Camerounais de la diaspora, ne sont pas parvenus à faire plier le pouvoir, mais ils sont néanmoins repartis satisfaits des recommandations à l’issue des travaux. Le cardinal Christian Tumi a même déclaré que le déroulement du Grand dialogue national a été une réussite. « Tout le monde a dit ce qu’il pense, donc nous partons avec un gibier dans notre sac de chasse ».

Le prélat, qui salue la libération de 333 personnes détenues dans le cadre de la crise anglophone, promet de prendre attache dans les jours à venir avec les groupes armés. Aussi attend-il du pouvoir qu’il continue de concrétiser sa bonne foi en engageant immédiatement l’implémentation des réformes préconisées. Pour le président du Conseil des Églises protestantes du Cameroun, le révérend Samuel Fonki Forba, « si on ne met pas en place une commission de suivi pour l’application de toutes les résolutions, on n’aura pas avancé ». 

Tous les regards sont à présent tournés vers le président de la République, Paul Biya, qui doit ordonner la mise en œuvre desdites recommandations. En attendant, le Premier ministre pense que « les propositions avisées qui ont été formulées pendant ces quatre jours de travaux, ne peuvent véritablement être mises en œuvre, que dans un climat de paix et de sécurité ». Aussi appelle-t-il le camp séparatiste à faire des concessions. « Je les exhorte à déposer leurs armes, à quitter les brousses dans lesquelles ils vivent depuis des années, et à rejoindre les centres de désarmement et de démobilisation, en vue de leur resocialisation et de leur réintégration dans la vie civile », insiste Joseph Dion Ngute.

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