Jeudi, 22 Octobre 2020
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Garoua Boulaï:la vaccination reprend progressivement 

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Boudée pendant les premiers mois du COVID-19, les agents vaccinateurs reçoivent à nouveau les parents.  

Par Josiane Afom 

Un voyage de presse organisé à l’Est par le Réseau des journalistes des journalistes pour les droits de l’enfant et autres couches vulnérables en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) donne à constater que depuis juillet dernier, les parents reprennent progressivement le chemin des hôpitaux dans l’arrondissement de Garoua-Boulaï. Ceci dans le but de faire vacciner leurs enfants. C’est que, courant mars et avril derniers, de nombreux parents ont boudé la vaccination, d’aucuns arguant que les vaccins administrés aux enfants n’étaient plus ceux contenus dans le Programme élargi de vaccination (Pev), mais pour prévenir le coronavirus.  Pour certains, il n’était point question d’aller dans un hôpital pour quelle que raison que ce soit car, en s’y rendant, ils s’exposaient au COVID-19. « Je me réjouis de ce qu’en matière de vaccination, tout se passe désormais bien à l’Hôpital protestant de Garoua-Boulaï. Après la boude observée au début du coronavirus, tout à repris avec le concours des relais communautaires qui ont mené un travail de sensibilisation sur le terrain », explique le responsable du Pev à l’Hôpital protestant de Garoua Boulaï, Elvis Claude Ngang Ni Djidere.

A l’Hôpital de district de Garoua-Boulaï, la responsable du Pev, Gilberte Yolande Gasseu Tchambo affirme que ce n’est pas seulement les vaccinations qui étaient boudées pendant les premiers mois du COVID-19, mais l’hôpital en général. « Pour des parents qui estiment qu’il s’agit du vaccin contre le coronavirus, je leur rassure en prenant des exemples sur ceux qui ont régulièrement suivi leur calendrier de vaccination que ce sont les vaccins du Pev. Avant la pandémie, je vaccinais environ 50 à 60 enfants par mois. Aujourd’hui, je suis à environ 30», confie-t-elle. Par ailleurs, celles des mamans qui sont restées réceptives à la vaccination font des sensibilisations à leur niveau. « J’exhorte les autres mamans à faire vacciner leurs enfants, question de protéger les contre les maladies », encourage Mariam Weye, ressortissante de la République centrafricaine.

 

Outre la pandémie du coronavirus qui a affecté la vaccination, l’arrondissement de Garoua-Boulaï, localité  edans laquelle on retrouve un grand nombre de réfugiés centrafricains, fait face à d’autres difficultés sur le terrain.  « Les coupures à répétition de l’électricité ne nous permettent pas d’utiliser  la chaine de froid que nous a envoyé le ministère de la Santé publique, ce qui nous pousse à utiliser celle de l’hôpital.  Nous faisons aussi face au problème de rupture de certains vaccins», regrette Gilberte Yolande Gasseu Tchambo. En plus de la rupture des vaccins, l’Hôpital protestant pour sa part, manque de moyen de transport pour couvrir les 14 villages environnants dont certains sont situés à 35 km de l’Hôpital. « Face à cette situation, je suis souvent obligé de louer des motos lorsque je dois me rendre dans les village », confie Elvis Claude Ngang Ni Djidere.

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