Mardi, 14 Août 2018
Accueil quotidien mutations economie Cameroun: le taux de fréquentation des hôtels en baisse de 40%

Cameroun: le taux de fréquentation des hôtels en baisse de 40%

428
- Publicité -
Fréquentation des hôtels

Entre autres raisons de la baisse de fréquentation des hôtels, l’institution de la taxe de séjour et les remous dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Jean de Dieu Bidias

Aux dires du Syndicat patronal des industries d’hôtellerie et du tourisme (Spiht), la taxe de séjour d’un montant de 1000 à 5000 F Cfa pour chaque nuitée vendue dans les hôtels camerounais en fonction de la catégorie, instituée dans la loi de finances 2017 et en vigueur depuis le 1er janvier, est asphyxiante pour l’industrie du tourisme en général (déjà fortement mal en point depuis quatre ans du fait de la montée de l’insécurité dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est et depuis novembre 2016 par les remous sociaux dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest), et celle de l’hôtellerie en particulier.

La présidente de ce mouvement syndical, Chantal Lewat, révèle que, le taux de fréquentation des hôtels, qui était sur une courbe descendante depuis le début des exactions de Boko Haram et celui de la crise sociopolitique en Centrafrique, a continué de plonger à un rythme inquiétant pour s’établir autour de 40% à fin mai. Au mieux, le secteur hôtelier devrait perdre 437200 clients si l’année se termine sur le taux de fréquentation des hôtels susmentionné, comparé aux 1093000 clients enregistrés en 2016, selon l’Hospitality Report publié en mars dernier par Jumia Travel.

Taxe

Le Spiht juge excessive la taxe de séjour au Cameroun, qui se situe largement au-dessus des taux pratiqués au Gabon (1000 F Cfa) et en France (2 euros), et propose qu’elle soit harmonisée à 500 F Cfa. « Il devient de plus en plus difficile pour les clients de payer cette taxe qui est adossée sur la nuitée. Ils la trouvent intolérable ou la considèrent comme une escroquerie. En plus, c’est une taxe taxée, c’est-à-dire que, le ministère des Finances nous fait payer des taxes sur la taxe de séjour. Sur les recettes, forcément elles sont en baisse parce que dans la plupart des cas, les promoteurs se trouvent dans l’obligation de baisser les prix afin de garder les clients. Sur les emplois, il faut craindre la compression des personnels. Dans certaines régions, il est pratiquement impossible de cette collecter cette taxe », explique Chantal Lewat.

 

Selon qui, seuls certains établissements hôteliers basés à Yaoundé et Douala parviennent à appliquer cette taxe. Pour ne rien arranger, le Comité national des inspections du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, a classé les hôtels parmi les « établissements dangereux, insalubres et incommodes ». Ce qui a forcément des conséquences sur la perception qu’ont les touristes et l’opinion de ces établissements.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP