Mardi, 18 Juin 2019
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Formation à distance: l’apprentissage qui fait courir

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Formation à distance

Plus libérale, la formation à distance devient incontournable dans les universités publiques et privées.

Par Rosine Ntolo

Yannick Théophane Tsila, comptable matière dans une microfinance de la place, vient de terminer un master en management des institutions de microfinance (Mimf) à l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac). «D’abord installé à Djibouti et à Dubaï, j’ai trouvé idéal par la suite de suivre une formation en ligne pour poursuivre mes études», explique-t-il. Comme lui, de nombreux chefs d’entreprises, hommes d’affaires et directeurs généraux ont fait des cours en ligne un moyen incontournable de recyclage et de validation de leurs acquis. Ce mode de formation encore appelé formation à distance ou e-learning est une méthodologie d’apprentissage différente de celle couramment pratiquée lors d’un cours en présence d’un formateur et d’un apprenant (dit présentiel).

«La formation en ligne devient un élément incontournable de la vie professionnelle. Elle permet de résoudre les problèmes d’indisponibilité des personnes », avoue Dieudonné Betthan, responsable de formation en ligne à l’Institut des sciences technologiques (Ist) de Yaoundé. Dans le même ordre d’idées, Guy Tylon, responsable du master finance délocalisé Emlyon de l’Ucac explique : « C’est pour répondre aux besoins des cadres (professionnels participants, Ndlr) que nous avons conçu ce parcours ». Il ajoute d’ailleurs que les technologies transforment la formation. « Elles facilitent désormais l’individualisation. Chacun peut se former à son rythme, où et quand il le souhaite », ponctue-t-il.

« Ces cours en ligne sont ouverts aux candidats avec un profil de formation initiale de bac+3 au moins», précise Daniel Bolo, informaticien. Lesdits candidats ont le choix entre les formations continues en ligne et les partenariats ponctuels avec des universités étrangères. La deuxième option, qui englobe surtout les universités étrangères, est la plus prisée. Selon de nombreux apprenants, ici, le profil des enseignants est très sélectif. Seuls d’éminents chercheurs, universitaires et experts ont le droit de dispenser ces cours. « Ils ne sont pas dispensés comme les cours en présentiel. Il ne s’agit pas de répondre à des questions, mais de faire des travaux de terrain et d’analyse », explique Bérenger Omballa Omballa, directeur de la formation continue en ligne à l’Ucac.

Matériel

Pour répondre à la forte demande, les universités d’Etat et privées ont fait du e-learning un nouveau défi. « Nous ne sommes pas égaux en matière d’apprentissage. Le e-learning adapte les programmes de formation aux compétences et aux besoins des différentes personnes », déclare Séraphin Djonga, responsable de l’Institut des sciences économiques et informatique de gestion (Iseig). Cet institut privé, par exemple, offre sur une durée de 15 à 21 mois, diverses formations avec entre autres des masters professionnels, des Mba (Master of business administration). Les Universités de Yaoundé I et Yaoundé II Soa font aussi dans le e-learning.

A la fin de chaque cursus, l’apprenant reçoit un diplôme signé des mains du recteur, lorsqu’il s’agit d’une formation continue en ligne, et des partenaires quand c’est un master délocalisé. L’expansion des écoles et universités qui font dans le e-learning pose néanmoins le problème de qualité de la formation et des cours dispensés. « Comme les universités naissent, c’est aussi de cette façon que les services naissent. Chacun veut faire dans cette formation sans véritables moyens techniques. D’où la prolifération de fausses certifications.

C’est ce qu’on appelle du commerce d’illusion », s’offusque un coordonnateur. Outre cet aspect, le problème de matériel se pose également avec acuité. « Donnez des cours en ligne demande de gros moyens. Une connexion internet haut-débit, des machines performantes et un groupe électrogène pour éviter que le cours ne soit perturbé », déclare Jean Robert Kala, coordonnateur du master « management des institutions de micro-finance » à l’Ucac, campus d’Ekounou. Pourtant, pour avoir accès à ces cours,’il faut débourser une importante somme d’argent. Allant de 2.500.000 Fcfa à 8.000.000 de Fcfa le module.

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