Dimanche, 8 December 2019
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Florence Kim:3108 camerounais de retour ont été pris en charge

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La porte-parole de l’Oim pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre apporte un éclairage sur les actions de cette organisation onusienne au Cameroun.

Par Paulette Ndong

Depuis plusieurs années l’Organisation internationale pour les migrations (Oim)organise et facilite le retour volontaire des migrants au Cameroun. A cette date combien de migrants de retour avons-nous ?

Depuis 2017, l’Oim  met en œuvre l’initiative conjointe de l’Union européenne pour la protection et la réintégration des migrants. A plus de deux ans, nous avons a assisté le retour volontaire de plus de 3000 Camerounais qui étaient bloqués en Libye, au Niger et dans d’autres pays dits de transit. Le retour implique aussi la facilitation des papiers, des visites consulaires pour ceux qui n’ont plus du tout de  papiers. Plus de 90% des migrants que nous assistons en Libye n’ont plus de pièces d’identification et 48% pour ceux qui partent du Niger. Cela ralenti le processus. Nous ne pouvons pas nous permettre d’aider une personne à retourner dans son pays si nous ne sommes pas sûrs du pays d’origine du concerné. Dans la région au total, il y a plus de 65 000 migrants bloqués notamment en Libye et au Niger. Ce qu’il est important de rappeler c’est que beaucoup de ces personnes ne sont pas physiquement prêtes à pouvoir voyager.

Votre organisation propose des aidesindividuelles et collectives. Est-ce une technique pour décourager la migration irrégulière?

Bien sûr. Nous vouons qu’ils se sentent bien chez-eux. Nous les sensibilisons et les présentons les dangers de la migration irrégulière. Les projets portent entre autres sur l’agriculture et l’élevage. Jusqu’ici 3108 retournés ont été pris en charge par l’Oim au Cameroun. Parmi eux, 1317, soit 42.37% ont déjà reçu les outils pour démarrer une activé génératrice de revenu ou ont commencé une formation. Nous devons mettre en place avec les Etats, les autorités locales, des infrastructures qui vont garantir la pérennité de cette réintégration. Maintenant, nous essayonsde faire en sorte qu’il  y’ait une sorte de concordance entre ce que la personne souhaite faire, son expérience et les besoins de lacommunauté.

Ya-t-il des contraintes dans leur mise en œuvre?

Les contraintes de mises en œuvre de ces projets on se retrouve dans des zones de retour qui sont à la base des zones d’origine des migrants. C’est vrai qu’en deux ans  les conditions ont souvent rarement changé.

Plus de 14000 morts depuis 2014. Confirmez-vous ce chiffre ?

Concernant les morts oui je confirme qu’il y a eu plus de 14 000 morts depuis 2014.  3700 en 2015 ; 5000 en 2016 ; 3100 en 2017 et en 2018 on était à 2000 morts donc on atteint 14000morts. Ce ne sont que des estimations. On sait qu’il y a des corps non retrouvés dans la méditerranée et dans le désert. Il y a des bateaux qu’on n’a jamais retrouvé et aucun témoignage pour confirmer.

Pensez-vous que la formation des journalistes sur la migration du 3 au 4 juillet était-elle nécessaire?

Evidemment. Depuis des années, nous avons remarqué que les journaux dans le monde entier parlent de plus en plus de la migration.Nous ne savons pas trop légalement s’il s’agit d’une personne régulière ou irrégulière, des migrants, des réfugiés ou des déplacés. Nous voulons essayer de briser les mythes de tout ce qui se passe autour de la migration et éviter les fake news. Pour nous c’est important de rappeler les bases, la terminologie, l’aspect légal et les bases légales de la migration. Nous voulons aussi rappeler que la migration n’est pas un phénomène négatif en lui-même et souligner le fait que la plus grande partie de la migration africaine a lieu en Afrique.

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