Vendredi, 25 Mai 2018
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Le film de Marvin Yamb traitant des mules était en compétion aux Ecrans noirs

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Marvin Yamb, le réalisateur du court-métrage «Le goût de Calou», revient sur son parcours.

Par Nadine Guepi

Votre court-métrage est en compétition avec 71 films dans la catégorie internatio-
nale…
J’ai réalisé un court métrage : «Le goût de Calou». Il fait 28 minutes et traite des sujets de mules. C’est-à-dire des hommes qui transportent de la cocaïne d’un pays à un autre. L’histoire du court-métrage est celle d’une jeune femme qui, par amour pour le père de sa fille, accepte de transporter de la cocaïne de Caen en Guyane jusqu’à Paris. Elle se rend compte un peu trop tard qu’elle a mis le pied dans un engrenage dont il est difficile de se défaire. Le film a été tourné à Paris et en Guyane. Le court-métrage a été sélectionné pour les Ecrans noirs.

Il est en compétition dans la section internationale. C’est le premier festival que le film fait. Je suis fier parce que je suis de père bassa. Je viens du village de Seb (dans le Nyong et Kelle, Ndlr). Avoir un film qui sera vulgarisé au pays, c’est indescriptible la joie que je ressens. Cela permet aussi de montrer à la famille que je suis parti étant petit, je suis parti loin, mais leur fils revient, il a des projets. Il n’est pas un vagbond. Il commence le cinéma. La route est encore longue, très longue. Je n’en suis qu’à mes débuts, mais ça ira.

Pourquoi le sujet des mules ?
Il faut savoir qu’en Amérique du Sud, en Afrique et même ailleurs, beaucoup de
jeunes n’ayant pas de débouchés, de repères, choisissent la voie de la facilité et acceptent de transporter des produits illicites. Chaque vol qui décolle de la Guyane contient au moins 10 à 15 mules. Il était important pour moi de faire ce court-métrage.

Comment êtes-vous arrivé dans le cinéma?
Je suis débutant dans le métier. J’ai commencé à me renseigner sur le 7ème art il y a trois ans. Avant cela, j’étais enseignant dans le cycle primaire. Je tenais les classes Ce1 et de Ce2 en Guyane. J’ai tout arrêté en 2014 pour me former au cinéma en 2015. Ce court-métrage a été fait après ma première année de formation. La première difficulté était le manque d’expérience. Ensuite, c’était le financement. Ça coûte très cher
de faire du cinéma. Que ce soit en Guyane, France ou au Cameroun. Il fallait trouver un moyen pour avoir la confiance des gens afin qu’ils puissent me suivre
dans ce projet. On a eu très peu de choses comparé aux dépenses qui ont été faites. Mais au moins, j’ai pu avoir le soutien des techniciens qui ont accepté de travailler gratuitement.

Des recommandations pour que le cinéma Camerounais en particulier décolle ?
Le festival Ecrans noirs se tient. Je suis peiné de ne pas voir, le public. Il y a beaucoup de festivaliers, mais pas assez de gens. J’aurais aimé qu’ils s’intéressassent beaucoup plus au festival. Il faut également des salles de cinéma. Il faut que des efforts soient faits à ce niveau. Il faut un endroit où on peut regarder des films africains et autres projections.

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