Dimanche, 17 Juin 2018
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Fibre optique:quand la bande passante fait courir

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Face à une demande sans cesse croissante, le Cameroun ambitionne de bâtir un réseau de plus de 20 000 km d’ici 2020.

Par Lucien Bodo

L’appétit est venu en mangeant. Conviés au festin de la bande passante, les Camerou-
nais ont goûté aux bienfaits d’un internet rapide. De quoi entretenir leurs envies. A ce jour, les besoins en connectivité se chiffrent à environ 140%, d’après les autorités. Et on note que ce sont les ménages qui constituent la première demande, avec environ 310 000 individus. Viennent ensuite les groupes sociaux professionnels (250 000 individus), les très petites entreprises (70 000), les petites et moyennes entreprises (22 000) et les grandes entreprises (900). Un marché intéressant à combler par quatre opérateurs : Orange, MTN, Nexttel et la Cameroon Telecommunications (CAMTEL).

Afin de résorber le déficit criard qui se dégage de ces statistiques, l’Etat camerounais, par le biais de la Camtel, s’est engagé dans un vaste projet d’extension de son réseau. En 2017, le Cameroun a ainsi pu déployer 4000 kilomètres (Km) de fibre optique, portant ainsi le linéaire global national à 12 000 km. Mais, le pays souhaite atteindre 20 000 km d’ici à 2020. Ce projet d’extension du réseau backbone à fibre optique vise à améliorer la qualité, la protection et la sécurisation physique des services de large bande, en diversifiant les itinéraires de pose de la fibre optique ;

réduire l’enclavement numérique de certaines régions, y compris certaines zones frontalières dont Bakassi, entre autres ; augmenter les capacités du réseau afin de prendre en compte les besoins de plus en plus importants en large bande des opérateurs du secteur des télécommunications électroniques (3G/4G…) et de l’audiovisuel numérique (Tnt) ; et enfin, proposer et fournir aux Etats de la sous-région des possibilités de prolongement et de raccordement aux câbles sous-marins.

Difficultés
Pour cette nouvelle étape, il faut poser 7000 kilomètres de câbles à fibre optique sur des itinéraires prédéfinis. Les régions concernées sont l’Adamaoua, le Sud, le Littoral, le Nord, le Centre, l’Est et le Nord-Ouest. Il y a quelques jours, les travaux de desserte des sections Maga-Logone Birni (45 km) et une partie de la section Kumba-Ekondo Titi-Mudemba (45 km) ont été finalisés. Par ailleurs, il faut déployer le réseau sur les axes routiers en cours de construction dans les zones urbaines et interurbaines. C’est le cas de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, l’axe Fougerolle-Stade d’Olembé ou encore la
route Edéa-Kribi.

Toutefois, si l’ambition est grande, le projet peine à évoluer plus rapidement, à cause
de certains facteurs. L’insécurité ambiante dans la région du Sud-Ouest du fait de la
crise anglophone a conduit à l’arrêt momentané des travaux sur la section Nguti-Mamfé. A l’Extrême-Nord, la pose de la fibre optique enregistre un coup de frein sur le tronçon Yagoua-Maga, suite aux problèmes d’inondations. Par ailleurs, l’extension du backbone national subit les affres des entreprises en charge de l’aménagement routier. Pour ce dernier cas, Camtel dit avoir engagé des pourparlers avec le ministère des Travaux publics, pour une synergie d’actions en vue de garantir la sécurisation de la fibre optique et assurer en permanence la continuité du service.

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