Samedi, 20 Octobre 2018
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Festival Ecrans noirs:Trois trophées pour «Rebel Pilgrim»

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Le film de Paul Samba et Chinepoh a été le plus primé le 20 juillet dernier au palais des Congrès de Yaoundé.
Par Vanessa Bassale
C’est bien connu. Les cérémonies d’ouverture et de clôture du festival Ecrans noirs sont de grands moments de cinéma, mais aussi de mode. Sur le tapis rouge, vendredi dernier, les invités, les dames surtout ont rivalisé de beauté, d’élégance et parfois d’audace. Dans le hall arrière du Palais des Congrès (l’entrée principale étant hors d’usage pour cause de travaux), l’on a vu défiler toutes les couleurs et tous les designs. Des robes moulantes aux fentes renversantes aux tenues plus amples et parfois encombrantes. Il y avait de quoi donner le tournis à plusieurs fashionistas.
Cependant, une fois dans la salle de spectacle, la mode est temporairement reléguée au second plan. Ceci en attendant le passage des 13 candidates du concours Miss Ecrans noirs. Pour le moment, ici, on parle cinéma. Sur l’estrade, les impresarios de la soirée ouvrent la longue cérémonie de récompense. Les uns après les autres, les lauréats montent sur la scène pour recevoir leurs trophées et surtout leur chèque. Parmi eux, Paul Samba, le réalisateur et producteur de « Rebel Pilgrim». Contrairement à tous les autres, le jeune homme montera deux fois sur l’estrade. D’abord pour recevoir l’Ecran du film camerounais ensuite pour celui du film Afrique centrale. Pour ne rien gâcher, Awah Meline Azah, l’actrice principale de ce long métrage reçoit l’Ecran de la meilleure actrice camerounaise. Ce qui fait de « Rebel Pilgrim », le film le plus primé de la 22e édition du Festival Ecrans noirs.
Une autre distinction bien méritée est celle de « Minga et la cuillère cassée ». Ce film d’animation, le premier du genre au Cameroun reçoit la mention spéciale du jury. « Ce film est la preuve que les Camerounais peuvent faire de grandes choses si on leur en donne les moyens », s’est contenté de dire Claye Edou, le réalisateur dans son discours de circonstance.
Quelques minutes plus tard, l’on annonce la gagnante du prestigieux Ecran d’Or. Cette distinction très courue est remise au film qui aura séduit le jury tant par son originalité que par sa qualité. Cette année, c’est « Maki’La » de la congolaise Macherie Bahango qui est récompensé. Sous le poids de l’émotion, la jeune réalisatrice craque. Des larmes de joie tracent leur chemin sur ses joues. La joie et la surprise sont telles qu’elle peine à s’exprimer. « C’est la première fois que je présente ce film en compétition(…) lorsque je me suis lancée dans le cinéma, personne n’a cru en moi, mais comme je suis autodictate, j’ai refusé d’abandonner », parvient –elle à dire avec une voix à peine audible, avant de fondre à nouveau en larmes. Elle est calmée par Bassek Ba Kohbio, le directeur général du Festival. C’est encore lui qui aura la charge d’habiller et de couronner Marie Yolande Zoa, la miss Ecrans noirs 2018, qui sera désignée quelques minutes plus tard.
Pour terminer en beauté, ce festival qui valorise le cinéma africain, les responsables ont choisi de projeter « Specimen ». Primé dans la catégorie court métrage international, ce film de 26 mn n’est pas du goût des cinéphiles qui quittent progressivement la salle.

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