Samedi, 28 Novembre 2020
Accueil quotidien mutations politique Fai Yengo Francis : « Nous avons accueilli 800 ex-combattants »  

Fai Yengo Francis : « Nous avons accueilli 800 ex-combattants »  

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Le coordonnateur du Cnddr, qui a procédé hier lundi à l’installation de son adjoint, le Lieutenant-Colonel Ekosso Lysonge Francis, nommé le 02 septembre dernier, parle des activités de cette structure depuis sa création il y a bientôt deux ans.    

Par Jean De Dieu Bidias

Pouvez-vous faire le point des activités du Centre national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr), depuis sa création en décembre 2018 ?  

Nous comptons aujourd’hui 500 ex-combattants dans nos centres de Bamenda, Buea, et Mora. 300 sont passés, dont 200 qui ont rejoint les centres Ddr de certains pays voisins et 100 qui ont commencé leur processus de réintégration. Je suis fier de dire que depuis que le chef de l’Etat a tendu sa main de paix envers ces personnes qui étaient autrefois dans un projet pas du tout orthodoxe, nous avons accueilli 800 ex-combattants. Nous menons un certain nombre de petites activités dans les centres, notamment dans l’agropastoral. Nous offrons également des formations en maçonnerie, l’électricité, la conduite, et récemment la couture et l’informatique.

Pourquoi parlez-vous de petites activités alors qu’au départ il était question d’activités beaucoup structurantes ?

Je parle de petites activités parce que le président de la République a une vision plus grande. Il a instruit la construction de grands centres qui vont héberger et former effectivement ces enfants dans des secteurs structurants. A ce jour, le centre de Bamenda est construit ; nous allons le recevoir dans quelques jours. Sa construction a coûté 1,191 milliard Fcfa. Il pourra accueillir à peu près 1000 jeunes. Pour ce qui est de Buea, toutes les procédures sont terminées ; le terrain et les financements sont disponibles. Dès le mois de février 2020, nous allons lancer les travaux du centre de Mora, dans l’Extrême-Nord. Le terrain est disponible dans le village Mémé, les financements également. Les ex-combattants ont besoin de formation. Et au bout de cette formation, l’Etat va les installer et ils pourront mener des activités qui leur sont profitables et qui sont profitables à toute la communauté.

Quel message lancez-vous à l’endroit de ceux restés en brousse et qui, pour certains, disent avoir peur pour leur vie s’ils se venaient à se rendre ?    

Comme message, je demande d’abord aux ex-combattants qui sont avec nous d’être calmes. L’Etat a une vision pour qu’ils redeviennent des Camerounais comme tous les autres. A ceux qui sont encore en brousse, nous disons que la main tendue du chef de l’Etat est sincères et permanente. Depuis que nous avons reçu le tout premier ex-combattant, le 28 janvier 2019, nous n’avons tué aucun ; nous n’avons envoyé aucun en prison. Il faut que les autres sortent. L’Etat a pris des mesures pour cela. Ils ont commis des erreurs, mais ce sont nos enfants. En les réintégrant dans la société après leur sortie de brousse, nous donnons un exemple de pardon à tous les Camerounais. Le troisième message, je le passe au reste des Camerounais. Il y en a qui nous ont aidés spontanément, qui sensibilisent tous les jours ces enfants-là. Il y en a qui ont d’autres sons de cloche. Je voudrais inviter ceux-là à se joindre à nous, à se joindre à tous les Camerounais de bonne foi pour qu’on continue à sensibiliser les enfants qui se cachent encore dans la forêt. Il faut que tout le monde parle le même langage.

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