Lundi, 18 Juin 2018
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Extrême-Nord:plus de figuration que de représentation

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C’est le constat général fait par un grand nombre de conseillers interpellés sur le mandat des sénateurs de la région.
Par Jacques Kaldaoussa
Dans la plupart des cas, les sénateurs de l’Extrême-Nord paraissent très effacés. C’est le constat qui se dégage de l’aveu d’une grande majorité des conseillers municipaux des communes de la région. « On n’a jamais aperçu [notre] sénateur. Comme il est du Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, Ndlr), il ne peut pas porter une commune acquise à la cause de l’Undp (Union nationale pour la démocratie et le progrès, Ndlr) comme celle de Koza dans son cœur », ironise Ndjidda Takoudama, maire Undp de la commune de Koza, dans le Mayo-Tsanaga.

Il semble ainsi jeter en pâture le sénateur Rdpc du département, Abdoulaye Wouyack Marava, dont même les conseillers municipaux Rdpc pointent l’effacement. Les autres sénateurs accusés par les conseillers de répondre aux abonnés absents sont entre autres Dakolé Daïssala du Mouvement démocratique pour la défense de la République (Mdr) ; Zakiatou Djamo du Mayo-Kani, Martin Amrakai du Mayo-Danay ou encore Julienne Djakaou du Diamaré ; tous du Rdpc. « On est relativement content de nos deux sénateurs. Jean Baptiste Baskouda, est un homme qui a toujours aimé être avec les siens. Il nous le rend bien par quelques micros projets par ci-, des rencontres régulières avec les conseillers et les maires par-là. Pour un premier mandat, on ne trouve pas à redire », confie Boukar, conseiller Rdpc à la commune de Kolofata.

Quant à lui, le maire de la commune de Maroua Ier estime que les sénateurs n’ont pas été à la hauteur. Pour Hamidou Hamadou, « ils n’ont pas tenu des comptes rendus parlementaires de façon régulière. On déplore le faible niveau de collaboration avec les Collectivités territoriales décentralisées. Ils ont fait beaucoup plus de la figuration parce qu’ils sont moins représentatifs dans les instances dirigeantes de la Chambre haute du Parlement ». Selon lui, si on peut comprendre l’impréparation qui a caractérisé le choix des candidats sénateurs en 2013, il indique qu’il faut revoir les mécanismes d’investiture afin d’avoir des représentants valables, visibles et beaucoup plus présents aux côtés des Collectivités territoriales décentralisées.

De son côté, le sénateur du Diamaré, Alioum Aladji, tente de relativiser. « Au départ, c’était encore timide au regard de l’insécurité qui ne nous a pas permis d’organiser une tournée régionale de remerciement ou de compte rendu mais, nous l’avons fait en 2017. On a fait des dons aux réfugiés de Minawao et aux comités de vigilance », explique-t-il. Il précise qu’il a à son actif, la campagne annuelle de vaccination contre la rougeole, l’organisation annuelle du tournoi sportif des jeunes avec dotation en matériels sportifs, les dons en matériel médical à toutes les formations sanitaires du département.

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