Mardi, 14 Août 2018
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Extrême-Nord : Plus de 1000 personnes tuées dans des attaques

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Le rapport 2015-2017 produit par le Redhac revient également sur la crise anglophone et d’autres cas de violations en Afrique centrale.
Par Josiane Afom
Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) a rendu public son premier rapport sur l’état des droits humains en Afrique centrale. Le volumineux document de 270 pages décrit pour le déplorer les multiples violations des droits humains dans la sous-région de l’Afrique centrale. Le rapport qui s’étale de 2015 à 2017 fait la part belle au Cameroun. Notamment avec la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et des exactions perpétrées par la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.

S’agissant des régions anglophones, le Redhac recense en deux grands tableaux les cas de violations des droits humains enregistrées du fait de la crise sociopolitique. Le premier revient sur des agressions physiques, les incendies des écoles et des marchés. Le rapport relève que 15 écoles ont été incendiées à Bamenda dans le Nord-Ouest, au moins cinq à Buea et Kumba dans le Sud-Ouest. Alors que 12 édifices publics ont été incendiés à Bamenda et au moins quatre dans le Sud-Ouest. Ajouté à cela, les 12 domiciles privés brûlés dans le Nord-Ouest et les atteintes physiques sur au moins 50 personnes. Le second tableau retrace les cas d’attentats et des assassinats des éléments des forces de sécurité et de défense qui sont considérés comme des crimes de guerre. Le rapport soulève ici que les deux régions concernées ont enregistré des attaques et des attentats à la bombe, des assassinats d’au moins 11 soldats et des attaques à un poste de pesage et un poste de gendarmerie de Manfe, dans le Sud-Ouest. Le Redhac reconnait cependant que les populations ont payé le plus lourd tribut, avec au moins 100 manifestants tués par balles réelles tirées par des éléments des forces de sécurité et de défense, des centaines de déplacés et les réfugiés en fuite vers le Nigeria voisin. À ces cas, viennent s’ajouter la suspension de la connexion internet, la fermeture des radios et arrestations des journalistes et enfin, les tortures, impunité et atteintes aux principes de la justice équitable, des arrestations et détentions arbitraires.

Par ailleurs, le rapport du Redhac dresse en quatre tableaux les cas violences enregistrés dans la région de l’Extrême-Nord et du Nord de 2013 à 2017, du fait de la secte terroriste Boko Haram. Le premier fait état des cas d’enlèvements et prises d’otages ; le deuxième parle des cas de viol et enrôlement des jeunes filles, vols de bétails, incendies des villages. Le troisième retrace les attaques terroristes et les attentats kamikazes ; et le dernier parle des réfugiés et déplacés internes. Le premier tableau remet en lumière les prises d’otages de la famille française Moulin Fournier du Cameroun au Parc national de Waza le 25 février 2013, celui d’un prêtre catholique français à Nguetchewé à l’Extrême-Nord, de dix Chinois dans l’attaque d’un camp de travailleurs du secteur routier près de Waza, dans l’Extrême-Nord. Le troisième tableau parle de plus de 1000 personnes tuées dans les attaques, alors que le dernier fait état de 242 000 déplacés internes et 91 000 réfugiés au Nigeria.

Des viols et enlèvements, des actes de torture et autres traitements inhumains et dégradants, des crimes rituels sont les quelques cas de violation enregistrés dans d’autres pays de l’Afrique centrale tels le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad, etc

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