Samedi, 20 Octobre 2018
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Exploitation forestière:le casse-tête du cahier de charge

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Traffic propose des outils pour réduire le commerce illégal du bois en direction de la Chine.
Par Adrienne Engono Moussang
Des plaintes des riverains sont de plus en plus nombreuses sur l’exploitation des forêts faite en marge de la réglementation en vigueur. Il n’est pas rare de trouver dans des écoles des communes forestières, des élèves assis à même le sol pendant qu’à côté un exploitant forestier de poids, ayant d’ailleurs promis de construire des salles de classe équipées à la localité, débite du bois de leur forêt. Si avec l’Union Européenne, le Cameroun a signé l’accord de partenariat économique en 2010, il reste que le bois commercialisé dans d’autres espaces se fait parfois de manière illégale.

C’est le cas de la Chine. Et le bois exploité par ce pays en marge de la réglementation est transformé et vendu dans d’autres Etats dont ceux de l’Union Européenne. « Beaucoup taxent le bois qui entre en Chine d’illégal. Or le produit issu de la transformation de ce bois est mis sur le marché européen », souligne Denis Mahonghol, chargé de programme forêts et commerce au Réseau de surveillance du commerce des espèces animales et végétales sauvages (Traffic).

Cette organisation non-gouvernementale (Ong) internationale a lancé un projet pour le renforcement des actions du gouvernement et des industries chinois pour réduire le bois illégal dans les chaînes d’approvisionnement en bois originaires du Cameroun. Surtout que les investissements chinois en matière d’exploitation forestière ont considérablement augmenté.
Au terme du programme : « C’est clair qu’avec les outils que nous avons proposés, ce projet va permettre la vérification du bois qui entre en Chine pour savoir s’il est d’origine légale. Parce que dans le cadre de ce projet, nous sommes arrivés à une sorte de check-list pour la partie chinoise, pour leur permettre de savoir quels sont les risques à prendre un bois en Afrique », se satisfait Denis Mahonghol, lors de la rencontre de clôture du projet le 2 mars 2018 à Yaoundé.

Descendu sur le terrain, Traffic s’est imprégné de certaines réalités souvent battues en brèches par certains responsables. « Les réalités sont des aspects sociaux que défendent les communautés à la base. Il y a cette histoire de cahier de charge entre les opérateurs économiques et les communautés locales qui n’est pas respecté et nous faisons un plaidoyer pour nous rassurer que les droits des communautés qui gèrent les forêts sont respectés », promet-il.

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