Dimanche, 19 Mai 2019
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Evénement:le Septentrion reçoit ses premières larmes du ciel

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La surveillance des pluies en ce mois de février est diversement interprétée par les populations et les patriarches.

Jacques Kaldaoussa
Précédé par deux jours d’intense chaleur
Vers 4 heures du matin, ce lundi 25 février 2019, le ciel s’est couvert d’une épaisse couche de nuages. Subitement, l’intense chaleur d’il y a deux jours a laissé place à la fraicheur. Ensuite, les premières gouttes de pluies tombent sur le sol de Maroua à 5 heures et 25 minutes. Il a plu pendant une quinzaine de minutes. L’on croit alors à un miracle. Que non ! Même à cette heure de la matinée où beaucoup sont encore sous leur couverture, les coups de fil passé un peu partout et les réseaux sociaux confirment que c’est l’ensemble des régions septentrionales qui est ainsi arrosé. De Ngaoundéré à Mokolo en passant par Maroua, Garoua, Kousseri, Ndjamena, Bourha, Guider, Tcholliré et Yagoua, chacun a « recu » ses premières pluies. Très curieux pour beaucoup d’observateurs qui estiment qu’il est assez trop tot pour enregistrer les premières pluies. « On dormais pratiquement depuis plus d’une semaine dehors à cause de la forte chaleur. Et ce matin à 5 heures et demie, j’ai été réveillé par les premières gouttes de pluies. Du jamais vu pendant le mois de février. On sait que les premières gouttes arrivent au mois d’avril de chaque année », s’indigne Yerima Halilou, un septuagénaire. Beaucoup d’autres vieillards de son acabit rejoignent sa thèse. Et comme si cela ne suffisait pas, les pluies ont remis ça au petit matin du mardi 26 février dernier vers 4 heures mais cette fois-ci de faible intensité et de moindre durée. Soit dix minutes à peine. Du coup, l’avènement des premières pluies pour une première fois en ce mois de février a donné lieu à plusieurs interprétations. Changement climatique pour certain et signe précurseur d’un miracle ou événement majeur pour d’autres. « De mémoire d’homme, je n’ai jamais vu qu’il a plu en février. Et quand ça arrive ainsi, il y a un message des dieux ou bien un signe précurseur d’un grand événement. On scrute encore le ciel », commente Magdémé Abel, un octogénaire de Tokombéré. Pour d’autres par ailleurs, il ne s’agirait que des effets induits des changements climatiques.
Tout compte fait, les populations ressassent la fraicheur qu’il fait en ce moment et apprécient le ciel beaucoup plus nuageux en matinée. Bien plus, ces premières pluies ont atténué la poussière qui s’est emparé de toutes les villes du septentrion.

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