Mercredi, 12 December 2018
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Est:cinq ans d’« invisibilité » sur le terrain

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Les sénateurs de la « région du soleil levant » ont brillé par leur absence même lors des rencontres dédiées au développement local.
Par Sébastian Chi Elvido
« Nous sommes toujours dans l’attente des actions de nos sénateurs depuis leur entrée au Parlement. Nous voulions des hommes compétents, intègres, des modèles de dévouement et de rectitude morale avec un engagement patriotique ». Cette déclaration faite par un maire du département de la Boumba-et-Ngoko à l’Est, au sortir de la réunion de lancement de la troisième phase du Programme national de développement participatif (Pndp), au mois de juillet 2016, résume à elle seule le ressentiment des maires de l’Est à l’égard de l’apport du Sénat au fonctionnement de leurs municipalités durant les cinq dernières années.

En effet, selon la majorité des magistrats municipaux de l’Est rencontrés, l’absence des sénateurs sur le terrain et dans des plateformes consacrées à la décentralisation (lancement du budget annuel de l’Etat ; réunions de suivi de l’exécution du Budget d’investissement public ; sessions des conseils municipaux consacrées au vote de budget) n’a pas été un bon signe pour le développement local. « Jusqu’à ce jour, il n’a jamais existé une relation étroite entre les conseillers municipaux et les sénateurs », soutient Alexandrin Yawi, conseiller municipal dans la commune de Batouri, département de la Kadey. « Ils sont très loin des Collectivités territoriales décentralisées », explique un autre conseiller municipal de la commune d’Abong-Mbang dans le Haut-Nyong. De son côté, Jean Pierre Tsalon, maire de la commune de Bertoua IIème estime que la contribution des sénateurs pour la marche des municipalités a été « nulle ! ».

Dans ce règne d’absentéisme sur le terrain, Georziane Marlyse Aboui, sénatrice de l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (Andp) nommée par le chef de l’Etat, semble tirer son épingle du jeu. D’après les conseillers municipaux des communes de Diang et de Belabo, cette dernière a organisé deux rencontres de compte rendu parlementaire et distribué des fournitures scolaires aux élèves de ces arrondissements.

Dans la même lancée, le sénateur Benjamin Amama Amama, originaire du Haut-Nyong a également effectué quelques rencontres avec des magistrats municipaux de ce département. A titre de rappel, le Sénat selon la constitution de 18 janvier 1996 « représente les intérêts des Collectivités territoriales décentralisées » dans le processus de la décentralisation. Au-delà d’être une suite logique de la mise en place des institutions prévues par la Constitution de 1996, sa mise sur pied en 2013 était perçue par beaucoup comme une institution qui devrait jouer le rôle de « facilitateur » entre les Collectivités territoriales décentralisées et l’Etat.

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