Lundi, 20 Mai 2019
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Ernest Dikoum, « celui qui vient » pour Camair.co ?

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Il  y a quelques mois, Camer.be, un site reconnu parfois acide envers tout ce qui respire régime de Yaoundé, se demandait si   Ernest Dikoum était le messie pour Camair.co. Pourtant, lorsqu’il arrive à la tête de la compagnie en août 2016, Jeune Afrique, dans un portrait bien senti comme disent les experts de la plume, voit déjà ce que le site camerounais ne voyait pas bien : « Ernest Dikoum, le pilote qui doit sauver Camair-Co ». Le sauveur, un point et puis c’est tout ! A chacun sa lucarne dans le vol tourmenté de la Camair.co…

Qu’importe. Les faiseurs de confiance de la république confient les commandes de notre compagnie nationale qui bat de l’aile au sauveur annoncé. L’Etat doit injecter 60 milliards de FCFA dans l’entreprise et lui, le nouveau patron devra user de son carnet d’adresses pour acquérir neuf nouveaux appareils et porter le parc à quinze avions. Bref, une flotte qui nous ferait encore ressembler Camair.co au moins à un coucou de notre temps. Joli ! En fait de carnet d’adresses, il a plutôt tout un cahier le Dikoum, qui est d’ailleurs si plein, qu’il les écrit désormais sur la quatrième de couverture ! Ce garçon, il connait le monde entier ! Il a le métier et le profil qu’il faut. Alors, il devra ouvrir de nouvelles lignes dont neuf destinations domestiques, deux africaines et cinq intercontinentales. Et il a l’expérience qu’il faut ! Dans une autre vie, il fut Dg des opérations durant six années et permit à Emirates de régner dans toute l’Afrique occidentale.

Formé aux métiers du transport aérien à l’Emirates Aviation University où il a décroché un Executive MBA en 2012, tout en obtenant parallèlement un MBA en gestion logistique de l’université de Coventry, « Ernest Dikoum était passé par l’École des métiers du tourisme de Rabat et s’était engagé pendant six ans avec l’islandais Icelandair, avant de rejoindre Emirates en 2004. », assure Ja. Dans le métier des airs, ça s’appelle, avoir un bon temps de vol ! C’est ça les grands pilotes de ligne ! Pour une fois dans ce pays merveilleux, le pantalon pas donné à coudre à un artificier ! Ernest Dikoum, l’homme de la situation, the right machin truc, troc et trac.

Seulement, trois ans après notre compagnie des airs brasse l’air. Revenant d’un petit déjeuner copieux ( il en aime, dit-on », Ernest Dikoum a trouvé sous sa porte un joli préavis de grève, le énième adressé par trois syndicats de personnels contenant jusqu’à 17 griefs soulevés ! : trois mois d’arriérés de salaire ; l’arrêt quasi-total de l’exploitation de la compagnie, perte progressive de la clientèle qui n’accepte plus de prendre « Air peut-être), un service à bord dans lequel on ne trouve même plus les chenilles de Ngomedzap, les chenilles d’Oncle Otsama ! Une compagnie sur cales, quoi.A mon frère Brice Mbodiam d’Ecofin qui s’est trouvé bloqué pendant deux jours à Garoua, attendant un hypothétique Ma 60, j’ai dit ; « tu aurais pris la route que tu serais depuis dix ans à Yaoundé. » Têtu comme une mule noire, il n’a pas écouté. 48h après, il y était toujours coincé comme une chèvre à son piquet ! Vous voyez, avec « Air peut-être », vous pouvez devenir toute sorte d’animal domestique…

Je finis où j’ai commencé. Depuis 2011 Camair.co a avalé Alex Van Helk, Matthjis Boertien, Frédéric Mbotto Edimo et Jean Paul Nana Sandjo. Ernest Dikoum est-il toujours celui qui vient ou alors devons-nous encore attendre ?
Le mutant

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