Jeudi, 20 Septembre 2018
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Examens officiels: aux origines des épreuves d’évaluation

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Epreuves

Une polémique née d’un sujet en éducation à la citoyenneté du Bepc 2017 questionne la conception des sujets des épreuves proposés aux élèves. 

Par Mélanie Ambombo

M. Nyemeck, médecin dans un hôpital de Yaoundé, a été sollicité par un établissement hôtelier de la place pour administrer les premiers soins d’urgence à l’un de ses clients. Arrivé sur les lieux, il aperçoit son épouse Sandrine sortant d’une chambre dudit hôtel en compagnie d’un inconnu. Furieux, le médecin se jette sur ce dernier, le moleste sérieusement pour se faire justice». Voilà l’étude de cas proposée aux candidats du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 2017 à l’épreuve d’éducation à la citoyenneté. Un sujet qui a tout de suite déclenché de vives protestations au sein de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, ledit sujet, accusé de faire l’«apologie de l’adultère et du sexe», a fait le buzz. Une grosse polémique, qui selon des enseignants, n’a pas lieu d’être.

Ainsi, le censeur au Lycée bilingue du Génie militaire de Douala, Seïdou Moluh, estime qu’il «faut lire les programmes avant de se lancer dans les contestations. Dès lors, cette épreuve est tout à fait conforme au programme des classes de 3ème au Cameroun. Cependant, dans leur cours d’éducation à la citoyenneté et à la morale (Ecm), ces élèves ont des notions de justice. L’épreuve qui leur a été proposée à l’examen font partie de cette notion». Pour l’enseignant et analyste de l’éducation Emmanuel Nkunke Ngouaba, cette épreuve a le mérite de mettre l’école en phase avec la vie.

«Ce d’autant plus que nous observons dans notre société d’aujourd’hui, des déviances que seule l’école peut et doit corriger. A ce titre, elle revêt un caractère d’actualité», conclut-il. Les épreuves proposées aux examens officiels ne sont pas choisies au hasard. Elles respectent le contenu des programmes, comme l’affirme l’enseignant de français Georges Mborro. A propos, Emmanuel Nkunke Ngouaba explique que le processus de sélection d’une épreuve pour l’examen officiel se décline en quatre étapes. D’abord des enseignants chevronnés sont saisis (parfois nommément) en fin d’année scolaire par les inspecteurs pédagogiques nationaux (Ipn). Ils ont pour mission de proposer des épreuves respectant entre autres les devoirs de discrétion et de confidentialité, apprend-on. Et ils ne doivent proposer le même sujet en classe avant une période de cinq ans maximum.

Seïdou Moluh

Ensuite, lesdites épreuves sont soumises à la scrutation des inspecteurs pédagogiques régionaux (Ipr) qui, à leur tour, saisissent les Ipn. Ces épreuves sont relues par des enseignants. Pour le baccalauréat, ce sont des professeurs d’université. Et pour les autres examens, «cette tâche revient aux enseignants aux états de service avérés», soutient Seïdou Moluh.

C’est à la fin de cette relecture que ces épreuves sont transmises aux Ipn. En dernier ressort, ils sélectionnent celles à proposer aux structures d’organisation des examens. Il,s’agit de l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc), la Direction des examens et concours et de la certification (Decc),  le General Certificate Education Board (GCE-Board).

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