Lundi, 18 Juin 2018
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Elections 2018 :le Ffr peaufine son plan d’action

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Ce parti politique a récemment réuni ses cadres à Bertoua pour définir une stratégie de conquête des électeurs lors des scrutins annoncés cette année.
Par Sébastian Chi Elvido
Le Front des forces républicaines (Ffr), parti politique de l’opposition fondé en 2014 et dont le siège national est à Bertoua (chef-lieu de la région de l’Est), prendra part aux élections annoncées cette année par le chef de l’Etat, lors de son traditionnel message à la nation le 31 décembre dernier. Cette ambition a été clairement affichée lors d’une réunion tenue à Bertoua il y a quelques semaines. « On se prépare à présenter les candidats à toutes les élections », a déclaré le président national de ce parti, Jean Doka Narké. Il précise par ailleurs que depuis la légalisation du Ffr par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) le 22 octobre 2014 – désormais ministère de l’Administration territoriale -, la priorité en termes d’activités menées sur le terrain a été donnée à la mobilisation, la sensibilisation et l’implantation du parti.

« Actuellement, le parti est présent dans huit régions du pays, à l’exception des deux régions anglophones », confie-t-il. Avec l’annonce des élections générales cette année et après avoir suivi les rapports d’activités présentés respectivement par les présidents de sections de Ngoura, Bétaré-Oya et Meiganga dans l’Adamaoua, Jean Doka Narké estime que « les activités doivent monter d’un cran. Après la phase d’implantation et de sensibilisation, nous devons passer à la phase d’opérationnalisation de [notre] idiologie politique et mettre les gens en rang de bataille pour les futures échéances ». Et comme priorité au cas où le Ffr arrivait à gérer le Cameroun, son président national, originaire de l’arrondissement de Bétaré-Oya à l’Est, affirme que « la sortie du Franc cfa est une nécessité vu que la monnaie est un levier important de développement et à ce titre, elle a besoin d’être indépendante ».

« La frustration, la marginalisation et la colère généralisée des jeunes » ont entre autres récriminations, milité pour la création du Ffr, afin de rompre avec cette situation qui date de la période coloniale. « Regardez comment les ressources naturelles (l’or, le dimant, les forêts etc.) de l’Est sont pillées et bradées avec la complicité des élites et des autorités administratives depuis des lustres », s’insurge Jean Doka Narké pour qui, la solution à tous ces problèmes passe par « l’annulation de tous les accords de partenariats signés depuis l’indépendance avec le colonisateur, et qui nous condamnent au sous-développement ». Bien plus au Ffr, l’on est convaincu que « le laxisme de l’équipe dirigeante, la corruption et la complicité » sont des maux à éradiquer. De façon globale, le programme politique du Ffr s’articule autour de la création d’une chaine de solidarité nationale pour venir à bout des problèmes quotidiens des Camerounais, et créer une nouvelle classe politique fondée sur la triple idéologie : « nationalisme, patriotisme, panafricanisme ».

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