Mardi, 23 Octobre 2018
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Elecam:l’éternel recommencement

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Une nouvelle direction vient d’être nommée, près de deux ans et demi après des changements intervenus au sein du Conseil électoral et à la direction générale.
Par Ludovic Amara

12 ans après sa création, Elections Cameroon (Elecam), connait depuis hier son troisième directeur général des élections (Dge). Jusque-là directeur général adjoint, Erick Essousse, préside désormais aux destinées de cette institution pour un mandat de cinq ans « éventuellement renouvelable » ; ceci, à la faveur d’un décret présidentiel rendu public hier qui a également porté Abdoulkarimou comme directeur général adjoint.
Le nouveau Dge succède à Abdoulaye Babalé, épinglé vendredi dernier par le Conseil électoral pour « faute lourde ». L’ex-Dge rend son tablier, plus de deux ans après avoir succédé lui-même à Mohaman Sani Tanimou, le tout premier Dge de Elecam, débarqué après une série de bravades contre le président du Conseil électoral d’alors, Samuel Fonkam Azu’u, lui aussi remercié en avril 2017 pour s’être illustré
par des rapports difficiles avec Abdoulaye Babalé.

Il sera à son tour remplacé à la tête du Conseil électoral par Enow Abrams Egbe. En 12 ans, Elecam a ainsi connu trois Dge et deux présidents du Conseil électoral. Cette instabilité à la tête de l’« organisme indépendant chargé de l’organisation, de la gestion et de la supervision de l’ensemble du processus électoral et référendaire », est en partie liée aux textes qui le créent. C’est du moins l’avis de certains analystes qui soutiennent que le quasi bicéphalisme qui caractérise Elecam est la source de cette instabilité, même si la loi qui crée Elecam consacre en son article 18, la prééminence du Conseil électoral (organe décisionnel) sur la direction des élections (organe exécutif). Le défaut d’autonomie financière de Elecam plombe également le fonctionnement et la crédibilité de cette institution.

Le changement d’hommes opéré par le chef de l’Etat à la direction générale des élections intervient alors que Elecam est engagé dans les processus électoraux prévus cette année par le calendrier électoral. Après le scrutin sénatorial organisé en mars dernier, l’organisme est attendu sur les législatives, les municipales et
l’élection présidentielle dont le corps électoral devrait être convoqué dans les prochaines semaines. C’est ce qui peut d’ailleurs expliquer la célérité avec laquelle le président de la République a pris acte de la « faute lourde » imputée à l’ancien Dge, Abdoulaye Babalé, 72h seulement après les résolutions du Conseil électoral.

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