Lundi, 20 Mai 2019
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Yaoundé : les autorités interdisent une conférence d’Amnesty International

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DROITS HUMAINS

Selon l’Ong c’est une stratégie du gouvernement camerounais à le museler  sur des sujets sensibles comme les droits humains .

Par  Rosine Ntolo

Les autorités de Yaoundé interdisent une conférence de presse d’Amnesty International. Elle était programmée le 24 mai dernier à l’hôtel La Falaise à Yaoundé. Le thème de la conférence devait porter sur les droits humains au Cameroun. Ce même jour,  la conférence-débat sur les droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme a été aussi été annulée. Selon un communiqué de l’organisation, l’objectif de cette conférence de presse était de « partager le contenu de plus de 310.000 lettres de pétitions de personnes du monde envoyées au président camerounais Paul Biya».  Il est question de lui  «demander de libérer trois étudiants condamnés à dix ans d’emprisonnement par le tribunal militaire, pour avoir fait circuler une plaisanterie sur la secte terroriste Boko Haram par Sms », a déclaré Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Interdiction

La police a assiégé l’hôtel. Mais, elle  n’a pas voulu s’exprimer sur le motif de cette interdiction. Elle a brandi un document portant interdiction d’une réunion publique, daté du 23 mai 2017. Ce document, signé du sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé I. «Ce document interditle panel de discussion sur les droits de l’homme au Cameroun», se défend un cadre d’Amnesty.


Lire aussi :Difficile collaboration entre le pouvoir de Yaoundé et Amnesty International


Pourtant, l’Ong declare avoir déposé le 18 mai 2017 une déclaration de réunion à la sous-préfecture de Yaoundé I, contre décharge. «La loi camerounaise prévoit la déclaration de l’organisation d’une réunion publique. Donc, rien ne saurait justifier une telle interdiction», argue Marong Sadibou, attaché presse de l’organisation. D’après l’organisme, le gouvernement a peur des informations à sa possession.

«Mettre en lumière les nombreuses atteintes aux droits de l’homme dont se rendent coupables les autorités et les forces de sécurité camerounaises» est le passage de l’invitation qui prête à équivoque. Une situation qui jette de l’huile sur une relation déjà houleuse entre le gouvernement camerounais et Amnesty International.

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