Vendredi, 26 Avril 2019
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Drame de Deïdo : Vague d’indignation

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Suite à l’assassinat de Bleuriot Rosmann Tsanou, les réactions fusent.

Par Cyril Marcel Essissima

Tel un martyr, le jeune Bleuriot Rosmann Tsanou, élève en classe de seconde C au Lycée bilingue de Deïdo.  à Douala, est porté en triomphe sur les réseaux sociaux après avoir été cruellement arraché à la vie par un de ses camarades, le 29 mars dernier.

La réanimation de la victime du lycée bilingue de Deido(Vidéo)

La nouvelle a suscité un déluge d’émotions parmi les internautes. Sur son compte Twitter, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, réagit promptement, non seulement pour exprimer sa « proximité à la famille de la victime de cet acte odieux », mais surtout pour désapprouver « vivement le comportement de certain personnel de l’Hôpital de district de Deïdo». En effet, dans une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux, on a pu voir des infirmières de cet établissement hospitalier davantage attelées à filmer avec leurs téléphones le jeune garçon en pleine agonie. Le Minsanté a annoncé « une enquête afin de déterminer prioritairement les responsabilités dans cette affaire ». Une sortie saluée par les utilisateurs, car le ministre tranche ainsi avec les habitudes de ses prédécesseurs. Dans la foulée, une note de service signée du surveillant général de cet hôpital, Espoir Same Same, convoque en urgence le conseil des majors, ce jour 1er avril, pour statuer « sur le respect de l’éthique professionnelle, la déontologie et la confidentialité dans la pratique des soins ».

Ambiance au lycée Bilingue de Deido(Vidéo Equinoxe Tv)

Dans le même élan d’indignation, des acteurs de la classe politique ne sont pas restés de marbre. C’est le cas du député Rdpc du département du Mbam et Inoubou, Peter William Mandio. Le parlementaire en a saisi l’occasion pour suggérer à ses pairs de la représentation nationale « un débat citoyen sur l’épineux problème de l’insécurité galopante dans nos établissements scolaires ». Il en appelle également au limogeage de tous les acteurs de la chaîne, partant du proviseur du Lycée bilingue de Deïdo au directeur de l’hôpital, en passant par les infirmières en cause.

Pour sa part, Serge Espoir Matomba, le premier secrétaire du Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs), est descendu au domicile du défunt pour exprimer sa compassion. « La délinquance juvénile », selon lui, est un problème global dont les causes sont, entre autres, « la mondialisation, les réseaux sociaux, les médias qui diffusent tous types de programmes sans aucun contrôle », etc. Pour y remédier, il prône principalement « la refondation du système éducatif » et « que les parents, l’État, le corps enseignant, les médias, la société civile, les politiques jouent leur rôle dans l’éducation des enfants ». Même démarche pour Cabral Libii, le coordonnateur du Mouvement 11 Millions de citoyens… « en attendant un texte plus dense ».

Les acteurs de la société civile ne sont pas en reste. Sans faux fuyants, le journaliste Martin Camus Mimb accuse. « Il faut balayer toute l’administration de cet établissement », tranche-t-il sur sa page Facebook. Une autre journaliste qui crie sa « colère », c’est Clarence Yongo. Celle-ci s’en prend surtout à ceux de ses collègues qui estiment que « le journalisme politique est au-dessus du journalisme de société ». Pour elle, les journalistes doivent davantage « enquêter sur les sujets de société », car ce sont eux « qui sont le socle de l’implémentation de la bonne gouvernance et du changement social ».

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