Mercredi, 30 Septembre 2020
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Douala:le bélier cherche clients

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Nonobstant la baisse des prix, certains musulmans peinent à s’acheter la bête de la fête.

Par Tatiana Ngnombouowo

Les commerçants du marché des chèvres situé dans l’arrondissement de Douala 2e étaient plus occupés à faire des commentaires qu’à vendre leurs moutons le 25 juillet dernier. Pour cause, les clients se font rares. Aucun client devant les enclos alors que l’horloge affiche 16h. D’après Boubari Oumarou, commerçant dans ce marché, cette heure est pourtant propice à la vente du mouton. Mais aujourd’hui, la réalité est toute autre. Jusqu’à 17h, aucun client ne se présente.

La situation est la même chez les autres vendeurs de moutons. Cette rareté des clients en cette veille de fête du mouton dure depuis quelques semaines. «La semaine dernière je n’ai pas vendu un seul mouton. Moi je croyais que comme c’est le week-end qui précède la fête, l’affluence allait commencer ce soir», se désole Boubari Oumarou.

Comme lui, plusieurs autres commerçants déplorent l’absence de clients, bien que les prix du mouton aient été revus à la baisse, contrairement aux années antérieures. «Présentement sur le marché, le prix du mouton varie entre 40 000 et 110 000 Fcfa.  Contrairement à l’année passée où le prix était compris entre 70 000 Fcfa et 200 000 Fcfa», fait savoir le président du marché des chèvres, Chéria. Les vendeurs attribuent cette baisse à la pandémie de coronavirus. «Plusieurs fidèles disent qu’ils n’ont pas d’argent depuis que le pays a été touché par cette pandémie. C’est pourquoi ils ne viennent même pas faire des réservations», explique le  vice-président du marché des chèvres, Mathieu Difo.

Il poursuit : «Habituellement, à une semaine de la fête, les clients viennent nombreux acheter le mouton. Et ceux qui n’ont pas d’espace chez-eux pour le garder, on fait un marquage de leurs initiales sur l’animal acheté. Et le jour de la fête, ils viennent récupérer facilement». Néanmoins, plusieurs vendeurs espèrent que les familles musulmanes attendent les dernières minutes et les derniers jours pour pouvoir trouver de l’argent et acheter le mouton du sacrifice. C’est d’ailleurs le cas de la famille Souley Karim qui reste optimiste et attend encore avant de faire un tour au marché. « C’est vrai qu’il n’y a pas d’argent, mais il reste encore un peu de temps et d’ici là on ira au marché», informe le père de famille.

Chez Fatima, riveraine au quartier Ndobo dans l’arrondissement de Douala 4e par contre, tout est prêt. De l’achat de nouveaux vêtements pour les plus jeunes jusqu’à la coiffure. « J’ai tout acheté plus tôt parce qu’à l’approche de la fête, les prix augmentent toujours», indique-t-elle. Concernant son menu, cette dernière avoue qu’une grande partie est déjà stockée dans sa cuisine. Elle n’attend plus que la fête qui se fera bien évidement avec le sacrifice d’un mouton.

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