Mardi, 11 December 2018
Accueil quotidien mutations economie Douala:15 compagnies aériennes déplorent le piteux état de l’aéroport

Douala:15 compagnies aériennes déplorent le piteux état de l’aéroport

474
- Publicité -

Dans une correspondance adressée au directeur général des Aéroports du Cameroun (Adc), les signataires dont Camair-Co, se plaignent notamment de la qualité du service au sol.
Par Michel Ferdinand
L’Association des compagnies aériennes de l’aéroport de Douala a saisi le directeur général des Aéroports du Cameroun (Adc), Thomas Owona Assoumou, par une correspondance datée du 05 février 2018, pour « faire part de ses vives préoccupations liées à l’état de la plateforme et à la prestation d’assistance » délivrée par les Adc. Ce brûlot, si on peut ainsi l’appeler, porte en annexe la signature de quinze responsables de compagnie aérienne tels que la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co), Air France, Kenya Airways, Brussels Airlines, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc, Air Côte d’Ivoire et South African Airways.

Une interpellation axée sur trois points, intégrant d’abord l’aspect lié à la maintenance de l’infrastructure aéroportuaire qui, estiment ces compagnies, « sous le prétexte de travaux de réhabilitation à venir et toujours reportés, n’est pas effectuée correctement ». Les signataires ne pensent pas moins à une fuite en avant, lorsqu’ils écrivent : « Si on exclut quelques parties du cheminement passagers, le bâtiment est d’une saleté repoussante ». Les clichés hideux semblables sont nombreux : peintures défraichies, murs décrépis, toilettes infréquentables, faux plafonds sales ou manquants, travaux d’aménagement abandonnés, huisseries fatiguées, branchements électriques ou informatiques incohérents, climatisations absentes ou insuffisantes etc.

Les critiques sont d’autant plus élargies qu’elles touchent, ensuite, à la maintenance du matériel de piste qui, selon les signataires, « est un sujet encore plus préoccupant ».
Le constat, relèvent-ils, montre que les insuffisances sont criardes. « L’ensemble des équipements n’est pas entretenu de manière optimale. Les loaders perdent leur hydraulique de manière alarmante et les tarmacs gorgés d’huile n’ont plus la résistance initiale et se détériorent rapidement », indique le courrier. La liste n’est pas exhaustive. Parlant, enfin, du personnel d’assistance, les compagnies signataires y perçoivent une démotivation. Puisque, écrivent-elles, « Les signalements et remontées d’informations qu’ils font ne sont pas pris en compte, le matériel et les locaux mis à leur disposition ne leur permettent pas d’effectuer correctement leur tâche ».Avant de conclure à une image déplorable et à un service rendu médiocre. « Les grands travaux prévus ne peuvent être une excuse au laisser-aller actuel. Nous attendons de votre part une réponse à ces préoccupations et sommes disposés à vous rencontrer au plus tôt », concluent-ils.

En réaction, une source interne aux Adc, institution responsable de l’aménagement et de l’exploitation des plateformes aéroportuaires au Cameroun a indiqué au téléphone, hier mardi 20 février, que « les Adc se penchent sur le problème. Une délégation se rendra sur place à Douala, conduite par le directeur technique, pour apprécier et amorcer des solutions idoines. On doit tenir compte du fait que l’aéroport de Douala est en chantier dans le souci d’avoir un confort aussi bien pour les passagers que pour les compagnies aériennes ». Quant à l’Autorité aéronautique du Cameroun (Ccaa), en charge de la sûreté du transport aérien et de l’infrastructure aéroportuaire, elle estime ne pas être destinataire dudit

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP