Mercredi, 25 Novembre 2020
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Dighambong Anthony Mvo:le troisième homme

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Agé de 50 ans, le maire de Wum est le plus jeune des quatre candidats officiellement déclarés à la présidence du bureau national des Cvuc.

Par Jean De Dieu Bidias

Des quatre candidats officiellement déclarés au poste de président du bureau national des Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc), Dighambong Anthony Mvo se targue publiquement d’être le seul à pouvoir s’exprimer avec une certaine aisance dans les deux langues officielles du Cameroun que sont le français et l’anglais. En annonçant en troisième position sa candidature à l’élection du 03 novembre prochain, samedi dernier face à la presse à Yaoundé, il a souligné fort à propos que son « statut d’homme bilingue est une plus-value qui permettra que tous les travaux de l’association se déroulent dans les deux langues et que toute sa documentation soit traduite en français et en anglais », si la liste qu’il conduit venait à triompher dans une semaine de celles ayant à leur tête Augustin Tamba, Aboubakar Abbo Wakili ou encore Albert Anicet Akoa, le vice-président sortant. Maire de Wum dans la région du Nord-Ouest depuis 2013, Dighambong Anthony Mvo qui aime à rappeler qu’il est originaire d’un département (la Menchum) qui attend désespérément de voir un de ses fils préfet, gouverneur de région, directeur général, ministre ou secrétaire d’Etat depuis 1983, est convaincu son élection à la tête des Cvuc ne serait que justice pour sa municipalité et son département, créés en 1948, « mais qui sont apparemment oubliés ».

Ayant pris la mesure des graves turbulences que traverse le pays, lesquelles ont entraîné de fortes mutations sur les plans sécuritaire, économique, financier et social, Dighambong Anthony Mvo pense que les élus locaux et particulièrement les maires, « parce qu’exerçant une autorité de proximité de par leurs missions régaliennes, sont en première dans le processus de mise en œuvre des actions de développement. C’est ainsi que dans le contexte actuel, nous sommes convaincus du rôle que nous devons jouer, et sommes prêts à assumer toutes nos responsabilités pour y parvenir ». Dans cette perspective, les Cvuc devront se donner un nouvel élan afin de continuer à faire avancer le processus de décentralisation et de développement local qui, d’après lui et malgré quelques pesanteurs, a connu ces dernières années des avancées notables. Il se félicite en particulier de l’adoption et de la promulgation de la loi du 24 décembre 20219 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées, qui accorde un statut spécial aux deux régions anglophones du Cameroun.

Cependant, souligne-t-il, les défis actuels, notamment le suivi de la mise en application de la loi susmentionnée exige la finalisation du projet de restructuration des Cvuc amorcé en 2011 pour mieux positionner l’association par rapport aux nouveaux enjeux. « Notre association devra plus que par le passé, s’employer à améliorer sa gouvernance et renforcer son étoffe de tribune de dialogue, de négociation et d’expertise, associant les collectivités territoriales décentralisées à la préparation et au suivi des politiques ayant un impact sur nos territoire » », suggère-t-il.

Influence

En effet, s’il reconnaît que 17 ans après leur naissance, les Cvuc se sont progressivement imposées dans le paysage institutionnel de la décentralisation, grâce notamment à un riche portefeuille de partenaires étatiques et associatifs tant au plan national que sur la scène internationale, « cette notoriété ne s’est pas toujours traduite par une capacité d’influence réelle de notre association ». Elle n’a donc pas véritablement faire en sorte que les magistrats municipaux pèsent d’un véritable poids sur divers dossiers importants du processus de décentralisation et du développement local – transfert des ressources, fiscalité locale, statut de l’élu local, etc. S’il est élu à la présidence des Cvuc, Dighambong Anthony Mvo entend poursuivre « avec fermeté et détermination », les différents plaidoyers entrepris par l’association, notamment celui qui concerne l’épineux problème de l’accroissement des ressources des communes ; renforcer la crédibilité des Cvuc auprès de l’Etat en développant avec ce dernier, des espaces périodiques de travail, hors instances de concertation mis en place par lui.

Il entend par ailleurs développer spécialisés d’échanges et de concertation de type B to B avec les partenaires au développement et le secteur privé pour présenter et défendre les projets de développement portés par les communes en privilégiant les enjeux territoriaux respectifs, etc. Né le 17 juin 1970, Dighambong Anthony Mvo est enseignant de sciences physiques de profession. Il est le plus jeune des quatre candidats déjà connus à la succession d’Emile Andze Andze, qui a régné sans partage sur les Cvuc pendant 17 ans.

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