Jeudi, 19 Avril 2018
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Menace de destruction de la Réserve du Dja:le ministre camerounais de la Faune et la Forêt et l’Ong Greenpeace se contredisent

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destruction de la Réserve du Dja

Le 5 juillet dernier, Ngole Philip Ngwese était face aux sénateurs. Il soutient que l’activité de déforestation de l’entreprise Sudcam se déroule loin du point tampon de ce patrimoine de l’Unesco. Le sénateur s’inquiète de la destruction de la Réserve du Dja.

Par adrienne engono moussang

«Je relève en outre que l’attribution et l’exploitation des concessions de Sudcam respectent les procédures et les règlements en vigueur, notamment les actes de concession dûment signés par le président de la République, et le cahier de charges dont le suivi est assuré par les administrations compétentes (…) ». Ceci est contenudans la réponse du ministre des Forêts et de la Faune (Minfof). Ngole Philip Ngwese s’adressait au Sénat suite à la question du parlementaire Pierre Flambeau Ngayap. Le sénateur a voulu en savoir plus sur les activités de la société Hévéa Sud-Cameroun (Sudcam).

Des activités jugées en marge de la réglementation forestière par l’organisation non-gouvernementale (Ong) Greenpeace. En fait, en 2016, Greenpeace sonnait l’alerte sur le risque de disqualification de la réserve du Dja. La Réserve est inscrite au patrimoine mondiale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). L’alerte indiquait que « L’Unesco échoue à protéger la réserve du Dja au Cameroun de multiples menaces, y compris la plantation d’hévéa Sudcam », signalait l’alerte sur la destruction de la Réserve du Dja.

Sudcam

Comme arguments justificatifs : « La biodiversité du Dja est soumise à une forte pression depuis une décennie. Parmi les menaces identifiées par l’Unesco, on trouve le braconnage. Ainsi que la construction du barrage hydroélectrique de Mékin au nord de ses limites. La perspective d’un projet d’exploitation minière de nickel-cobalt actuellement détenu par Geovic à l’Est. Et, surtout, le développement de la vaste plantation d’hévéa de la société Sud-Cameroun Hévéa (Sudcam) à quelques centaines de mètres de sa frontière occidentale. »

L’on peut constater que ces allégations de Greenpeace interviennent après la 40ème session du Patrimoine mondial. Elle s’est tenue à Istanbul en Turquie. Au cours des assises, l’Ong a demandé que soit retiré le statut à la réserve du Dja d’une part. D’autre part, une mission conjointe Unesco-Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) a été organisée en 2015. Mission mentionnée dans la réponse du Minfof aux sénateurs. Mais nulle part dans le communiqué produit à l’issue de cette descente sur le terrain, la disqualification de la réserve du Dja n’est évoquée.

Toutefois, l’Unesco a prescrit un rapport actualisé sur l’état de conservation de la réserve du Dja d’ici le 1er décembre 2017. L’organisation onusienne s’inquiétait de l’absence d’évaluation environnementale stratégique et sociale des projets autour de la réserve, tels que le barrage de Mékin et la déforestation autour de la réserve du Dja, comme le fait la société Sudcam. Chose déjà faite, à en croire le Minfof.

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