Jeudi, 12 December 2019
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Désignation:Le non, merci de Christopher Fomunyoh

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Désignée sans consultation préalable à la tête de la commission « Reconstruction et développement des régions du No/So, cette grande figure de la diaspora camerounaise n’a pas effectué le déplacement de Yaoundé.  

Par Jean De Dieu Bidias

Accusé par plusieurs participants d’avoir formé unilatéralement les commissions et désigné les bureaux « sans consultation préalable », à en croire la présidente de l’Alliance des forces progressistes (Afp), Alice Sadio, le président du Grand dialogue national, Joseph Dion Ngute, a subi un terrible revers hier mardi à l’ouverture des travaux en commissions. Le président de la commission « Reconstruction et développement des régions touchées par le conflit », Christopher Fomunyoh, a fait faux bond au Premier ministre. Et « en l’absence de l’intéressé et afin d’éviter tout retard ou blocage, les membres de cette commission ont (…) élu Simon Munzu pour présider leurs travaux ». C’est que, au moment où l’on l’attendait à Yaoundé, le directeur régional pour l’Afrique du National Democratic Institute for International Affairs (Etats-Unis), était reçu en audience à Niamey par le président de la République de Guinée, Mohamadou Issoufou. Il se trouve dans la capitale guinéenne pour prendre part à la Conférence internationale sur le constitutionnalisme et la consolidation de la démocratie en Afrique.

Pour quelqu’un qui a toujours plaidé en faveur de l’organisation d’un dialogue ouvert et franc parce que, disait-t-il dans une interview à Mutations, « chaque jour qui passe, chaque perte en vie humaine, chaque fois qu’une population se voit obligée de se déplacer de son village, chaque fois que les populations se voient obligées de traverser la frontière pour chercher refuge dans un pays autre que le Cameroun, vraiment c’est une aggravation de la crise », l’absence de Christopher Fomunyoh apparaît quelque peu paradoxale. Mais, selon nos informations, il n’a pas boycotté les pourparlers convoqués par le président de la République. Il aurait estimé que les préalables au dialogue n’ont pas été remplis.

Au lendemain de l’annonce par le Premier de la volonté du chef de l’Etat d’ouvrir le dialogue, courant mai dernier, il avait appelé le pouvoir à poser des actes sur le terrain pour rassurer les anglophones. « Il faut libérer les détenus politiques, il faut libérer les espaces politiques pour que les anglophones puissent même se réunir pour harmoniser leur point de vue en vue de ce dialogue éventuel. Vous savez qu’en plus d’Ayuk Tabe et de ceux qui ont été arrêtés au Nigeria, il y a des milliers de jeunes anglophones qui sont détenus dans différentes villes du pays, ils sont éparpillés un peu partout. Et ça cause des frustrations, donc il faut les libérer. Il faut créer un climat de confiance pour que les gens soient rassurés, que, effectivement, il y a une voie négociée », avait-il déclaré dans une interview à Rfi.

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