Lundi, 14 Octobre 2019
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Denis Nganou :Un indigent à la recherché d’aide

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Victime d’un accident de la circulation le 3 décembre 2010 qui lui a causé une fracture du fémur gauche, le natif de Nkongsamba dans la région du Littoral, n’a jamais reçu un traitement approprié à son mal. 

Par Jenner Onana

Un gros sac en bandoulière, lequel contient certainement l’essentiel de ses documents et vêtements. Denis Nganou, la chemise complètement trempée par la sueur est arrivé à la rédaction du quotidien Mutations le 15 mai dernier. L’épaule gauche fléchie par une déformation de la colonne vertébrale, causé par une jambe gauche moins longue que sa jambe droite, ce natif de Nkongsamba dans la région du Littoral venait d’arpenter, avec peine les marches qui mènent dans cette rédaction. A peine, y fait-il son entrée, Ce géotechnicien au chômage se précipite dans un canapé installé dans la salle. Pousse un ouf de soulagement,  puis livre l’objet de sa visite.

« Je suis là parce que j’ai besoin d’aide », déclare-t-il, en sortant de son sac un bout de papier. Il s’agit d’une ordonnance. « On me demande 386 600 francs Cfa au Centre des handicapés Paul Émile Léger d’Etoug-Ebe. Pour me faire des massages. Le directeur général de ce centre hospitalier m’a même fait une réduction de 37 500 francs Cfa », la note est sur un autre format qu’il sort également de son volumineux sac. En effet, l’homme de 55 ans a été victime le 3 décembre 2010 d’un accident de la circulation, alors qu’il se rendait dans sa plantation à Njombe, renseigne-t-il. « Le conducteur du véhicule a pris la fuite ». Transporté à l’Ordre de Malte saint Jean de Njombe, selon ses déclarations, il y a passé quatre jours avec une fracture ouverte du fémur gauche, sans aucun soin.  Un matin, déclare-t-il, « je me suis retrouvé allonger au bord de la route devant la brigade de Njombe. Une sœur m’a transporté chez-moi à Nkongsamba ».

Depuis ce jour, cet homme de 55 ans côtoie l’enfer au quotidien.  « Quand j’avais la force, je rampais et j’arrivais devant une boulangerie et je mendiais ». En février 2011, le malade, en quête de santé, décide de se rendre à Yaoundé. « J’ai élu domicile à l’hôpital central. Quand je m’y rendais, je croyais qu’on allait avoir pitié de moi, vu mon état. Je me suis couché à l’entrée de l’hôpital là où il y a la bâche verte ». Denis Nganou y a passé deux mois, explique-t-il. Un matin, « on a envoyé des vigiles me mettre dehors sous prétexte que je dérangeais ».  Dès ce moment, l’homme a dû faire face aux intempéries. Entre temps, « mon pied s’est consolidé ». Cependant, sa jambe gauche s’est rétrécie. Cela a créé d’autres pathologies. « J’ai eu une claudication neurologique. Ça m’a tordu la colonne vertébrale. J’ai deux vertèbres déplacés ce qui fait que mes membres inférieurs et mes membres supérieurs ne sont plus mobiles à souhait », un cliché d’échographie qu’il présente laisse voir un croquis de colonne vertébrale en forme d’un S. 

Au sujet de sa famille, renseigne-t-il, « ma femme et mes enfants sont dans ma belle-famille depuis 04 ans. Nous n’avons aucun problème. C’est juste que je ne puisse pas m’occuper d’eux ». Une paire de binocle déjà périmée sur le visage, Denis Nganou espère un jour retrouver sa santé.   

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