Vendredi, 26 Avril 2019
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Concert:Sanzy Viany illumine Douala

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L’artiste musicienne a revisité son répertoire à la Chaumière jazz club samedi dernier.
Par Marthe Ndiang
Elle n’avait plus donné de concert à Douala depuis 4 ans. Samedi dernier, Sanzy Viany a renoué avec ses fans de la capitale économique. Durant 1h 30 minutes de concert, le soleil de la Lekié irradie la petite salle du cabaret la Chaumière de ses rayons. C’est le premier arrêt de son nouveau spectacle baptisé « Suntouch ». D’après la chanteuse que nous avons eu au téléphone quelques jours avant son concert, il s’agit d’un spectacle venu des forêts de la Lekié qui transporte le vent de l’amour, la sensation de paix et la fortification des cœurs au travers de ses chants. Où fusionnent le jazz, le gospel, la soul et le bikutsi. Et ceux qui la suivent depuis ses débuts savent bien que l’Ekang n’est jamais bien loin. Ce rythme des peuples Eton est l’ingrédient principal de ce cocktail de sonorités qu’elle sert à son public. Un délice en plus ! Samedi, la jeune femme a remis le couvert. Elle garde la même énergie sur scène. Les mêmes pointes d’humour. Plus qu’un concert, Sanzy distille la bonne humeur. A la voir ainsi, l’on ne croirait pas qu’elle porte encore le deuil de sa maman qui s’est récemment éteinte. Celle-là qui « savait la consoler. Qui savait lui préparer l’okok… », chante-t-elle en hommage à sa mère. Il n’y aura pas que pour celle qui lui a donné la vie ce samedi soir. Le soleil de la Lekié rend aussi hommage à Claude Ndam, en reprenant à sa manière son titre « U nguo ya ».

D’une voix assurée et qu’elle maîtrise aussi bien dans les graves que les aigus, Sanzy embarque l’assistance dans son univers musical assez diversifié : Soul, jazz, bikutsi et même du gospel. En phase avec son duo de choristes (Caroline et Arlene) et son quatuor de musiciens dont Marc Ndzana à la batterie, Ben Zambo à la basse et Moïse Mathurin Nzé et Brice Essomba aux claviers, Sanzy touche plus d’un avec ses textes, ses mélodies et sa voix. 10 ans après la sortie de « Akouma » et 5 ans après l’arrivée de « Ossu », les deux albums font toujours autant danser. Le temps a surtout aidé les fans à maîtriser un peu mieux les paroles des chansons. Le public réservé au début sort progressivement de sa réserve. Difficile d’en être autrement face à une maîtresse de chœur du rang de Sanzy. En communion avec son petit auditoire, la soprano fait chanter toute la salle. Les courageux eux, quittent de temps à temps leurs confortables sièges pour la rejoindre sur l’espace qui sert de scène.

De « Me teug » à « Ossu », en passant par « Mpang minga » (femmes de valeur », la chanteuse toute de jaune vêtue revisite son répertoire. Gratifiant l’assistance de quelques nouveautés, et mêmes des titres jusqu’ici jamais exécutés à Douala. De temps à autre elle danse. Mais pas comme à son habitude. Juste quelques déhanchés et jeu d’épaules. L’étroitesse de la scène ne l’aide pas dans ce sens. L’on se contentera juste de ses quelques pas endiablés de bikutsi exécutés vers la fin du concert. Samedi prochain, le soleil se lèvera non loin de la Lekie. Sanzy illuminera Yaoundé de ses rayons musicaux.

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