Dimanche, 9 December 2018
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Concert:Jacky Kingue se fait désirer

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Malgré un retard de presque six heures d’horloge, l’artiste musicien a offert un show très enlevé lors de la célébration de ses 15 ans de carrière vendredi dernier à Douala.

Par Viviane Moumeni (Stagiaire)

Alors que les invités étaient là depuis 21h pour certains et 20h pour d’autres, ce n’est qu’à 01H50min que Jacky Kingue arrive sur scène, tout de noir vêtu. Pour un concert prévu à 20h, le retard est démesuré. Malgré l’animation de l’orchestre de la Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc), le public s’impatiente. Même le petit show que va offrir Papillon alors que l’orchestre reprend son « Cacao café » ne réussit pas à mettre le public dans l’ambiance.Le duo des présentatrices encore moins. Les deux jeunes femmes butent surles mots et s’emmêlent un peu les pinceaux. Olivier Dyl, le manager de Jacky Kingue, l’a bien compris et avant l’arrivée de la star de la soirée, il va prendre les choses en main, avec à ses côtés Solange Kiki Beyala.

Lorsque « The Voice » monte sur le podium du Castel hall, cris et acclamations réveillent ceux qui somnolent déjà, las d’attendre l’artiste musicien. La salle est à moitié vide. «The Voice» s’excuse auprès de ses invités pour le retard accusé.
Pas besoin de longs discours : le public veut déjà écouter sa voix, après quelques années de silence. Mais il doit encore prendre son mal en patience. Juste le temps pour que Grâce Decca, la marraine de l’évènement, Petit Pays et le délégué régional des Arts et de la Culture lui remette le prix de « 15 ans de carrière valeur sûre de la culture camerounaise 2018 ». Entretemps, l’orchestre de la Sabc a cédé la scène
à une autre équipe de musiciens.

Pour accompagner l’auteur de « Patou » (son premier album) ce soir, Deko Ebonguè
aux percussions, Armand Solo à la guitare solo, Jo Kasseur à la rythmique, Daryl Kuika à la basse, Kastro Epanya à la batterie et par ailleurs chef d’orchestre. Le show commence enfin. Mais sur une note de douceur pour rendre grâce au Seigneur et rappeler à tous que « Dieu c’est l’Eternel ». C’est le moment que le jeune homme choi-
sit pour rendre hommage à sa belle-sœur. Car, « c’est chez cette femme que j’ai appris à fouiller dans la Bible », dit-il en l’embrassant. S’ensuivent « Na lingui yo », « Love story ». Le public chante en chœur. L’ambiance monte d’un cran avec l’arrivée du quatuor des danseurs. Jacky Kingue tombe sa veste. Et le public va très vite se ren-
dre compte que ses coups de rein sont toujours au rendez-vous. Le show est tel qu’on en oublie la longue attente.

« C’est bien. Malgré le retard de Jacky, je passe une merveilleuse soirée », se réjouit Ada, une fan. Après près d’une demi-douzaine de chansons, l’artiste musicien-
interprète-arrangeur va s’éclipser, laissant place à Mama Nguea et Andy. De retour sur
scène, l’artiste a troqué son ensemble noir contre une tenue aux couleurs du Cameroun. On découvre « Ndjika ndolo », extrait de son nouveau maxi-single « Open ». Pour l’accompagner sur scène, Grâce Decca. Le duo lève le public qui s’en délecte. Certains spectateurs se rapprochent de la scène pour prendre des photos ou faire des vidéos.

Tout est bon pour garder « en boîte » ce moment. Le duo est en accord parfait. C’est aux environs de 4h que la soirée s’achève. Non sans avoir dansé au rythme de « Mundengué », titre qui a révélé le chanteur au public. En lever de rideaux, plusieurs artistes se sont succédés sur le podium. Notamment Papy Anza, Herve Nguebo, Dino Flo, MP Namatchoua, Nikos Nguilayama.

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