Mercredi, 23 Mai 2018
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Colonne – Conférences-débats La Can d’Ufresa Cameroun

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Pour marquer sa présence au village de la Can de Yaoundé, l’antenne Cameroun de l’Union des Femmes reporters sportives organisait des thématiques relatives au football féminin dans notre pays.

Ce jeudi 24 novembre, à 18h, l’ambiance est différente au village de la Can sis au palais polyvalent des sports de Yaoundé. Face aux visiteurs du village, Rita Djob ancienne lionne, Grégoire Nguema journaliste sportif des tournois de football féminins dans les années 1990 et Jacques Mahi Matike, ancien vice-président de la commission national du football féminin. Ils sont tous plongés dans un débat qui tourne autour du thème : «Histoire du football féminin au Cameroun ». Ceci est une initiative l’antenne Cameroun de l’Union des Femmes Reporters Sportives d’Afrique (Ufresa Cam). L’échange se déroule sous la coordination de Yoanne Claude Elong, une journaliste sportive en service à Royal Fm et secrétaire générale de ladite association.

D’anecdote en anecdote, ces pionniers du football féminin au Cameroun qui constituent le panel ont parcouru durant 1h seulement  toute l’histoire du foot féminin. Jacques Mahi Matike se dit fier de ce qu’est devenu le football féminin au Cameroun aujourd’hui. « Nous avons prédit ce moment en 1993 à Bafoussam où on a réuni pour la première fois, 16 équipes de football féminin venues de tout le territoire national pour une compétition de deux semaines », raconte-t-il avec émoi. Ce n’est pas Grégoire Nguema, qui dira le contraire car, c’est animé du même rêve qu’il a organisé en 2002, le tout premier tournoi de football féminin au Cameroun. «A cette époque, c’est au stade annexe N°2 de Mfandena que j’organisais ce tournoi appelé Festifoot», se souvient ce journaliste par ailleurs, promoteur des tournois de football.

Sur le plateau, Rita Djob, cette ancienne Lionne, qui a fait partie de la première cuvée du football féminin au Cameroun (1990) raconte succinctement ses histoires dans le football. L’ancienne avant-centre souligne que malgré les préjugés, être une femme et jouer au football est tout à fait normal. « Je suis l’exemple parfait avec mes quatre enfants dont le premier a 22 ans aujourd’hui. Il suffit qu’une femme sache s’organiser pour faire ce qu’elle désire», ponctue la quinquagénaire. A 19h, le débat se referme, laissant un public plus instruit sur le football féminin au Cameroun. C’est le cas de Falone une jeune footballeuse qui l’a suivi de bout en bout. «Maintenant je peux me vanter de connaitre l’histoire du football féminin au Cameroun et avec les conseils de Rita Djob, je suis prête à foncer tête haute dans ma passion», déclare la jeune passionnée du football.

Les autres thématiques, qui ont suivi portaient notamment sur : «Les Lionnes peuvent-elles gagner la Can 2016 à domicile ? Ont-elles les moyens de briser ce plafond de verre?» ; « le football féminin en milieu scolaire : état des lieux et perspectives» ; «Football féminin : financement et détection » et «Au-delà des performances de l’équipe nationale, peut-on espérer enfin avoir un véritable championnat du football féminin au Cameroun ? ».  Des conférences débats qui se déroulaient les jours de repos pour être en phase avec le calendrier de la compétition.

Pour la présidente d’Ufresa Cam, Priscille G. Moadougou : «C’est une belle expérience, qui a suscité l’adhésion du plus grand nombre. Notamment des panélistes qui répondaient spontanément à nos invitations. Nous avons surtout beaucoup appris et disposons désormais d’un vivier important de personnes ressources, ce qui n’est pas la chose la mieux partagée».

Sandrine Kenmoe (Stg)

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