Vendredi, 30 Octobre 2020
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Climat sociopolitique:L’homélie d’Abraham Kome

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L’évêque de Bafang pense que le Cameroun ne vit plus dans la perspective de son progrès, mais dans le vertige d’un chaos grandissant.  

Par Alain Ndanga (Stagiaire)

Guidé par sa plume, Abraham Kome, évêque de Bafang, dans l’archidiocèse de Bafoussam, évangélise le Cameroun. Sa tunique de président en exercice de la Conférence épiscopale nationale ne lui donne d’ailleurs pas l’onction de parler au nom de l’Eglise catholique qui est au Cameroun ? « Que la vierge Marie nous inspire en vue de la survenue d’une vraie paix dans notre pays». C’est en ces termes qu’il termine son brulot daté du 14 septembre dernier, et dans lequel il passe au peigne fin la situation sociopolitique du Cameroun. A l’aune des élections régionales du 06 décembre prochain, il divise le pays en deux. D’abord ceux qui refusent de « donner à notre processus électoral plus à même de porter aux responsabilités ceux que le plus grand nombre aurait librement choisis, apparaît comme un stratagème au service de cette pérennisation aux fruits amères pour le plus grand nombre de citoyens ».

Allusion est également faite aux leaders politiques qui demandent aux populations de descendre dans la rue pour y arracher un changement de cap. Ces derniers temps, écrit-il, « ces stratégies ont pris chez une tournure qualifiée de décisive». La question de savoir à quoi s’en tenir face à cet appel, poursuit-il, « a été amplement posée à l’évêque de Bafang que je suis. Pour y répondre, je voudrais décliner ce qui suit : ma mission en tant que religieux consiste à éclairer les situations à partir des valeurs transversales, à partir de l’Eternel. Pourquoi la gouvernance actuelle a-t-elle produit une telle détérioration sur le plan des mentalités et du bien-être social ?, s’interroge-t-il. Avant de répondre : « Parce qu’elle ne s’est pas rappelé à elle-même ce que signifie « exister »…, qui nous suggère que nous ne sommes pas faits pour nous préoccuper de nous-mêmes, mais pour construire le bien de ceux qui nous entourent ».

Monseigneur Abraham Boualo Kome, pour qui « notre pays ne vit plus dans la perspective de son progrès, mais dans le vertige d’un chaos grandissant », pense qu’en l’état actuel des choses, « nous devons constater, à notre honte éventuellement salutaire, que nous avons réussi à nous soustraire aux exigences de l’ « exister » et, le faisant, nous sommes devenus des hommes sans humanité ». De ce point de vue, « la révolution la plus déterminante – mais non exclusive – pour notre société aujourd’hui consiste donc à réapprendre soi-même et à apprendre à nos enfants que l’Homme n’est pas fait pour le confort de contentement personnel, mais pour la joie enivrante du don de soi au service du bien commun ».

Ce message de l’évêque de Bafang s’adresse aussi bien au pouvoir qu’à l’opposition et sensibilise, en effet, sur l’humanisation de la politique.

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