Dimanche, 19 Mai 2019
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Climat sociopolitique : l’alerte de la société civile

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Des Organisations non gouvernementales de la diaspora et du Cameroun proposent des solutions pour ramener la paix et la sécurité dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest, etc.

Par Blaise Djouokep

Le constat dressé par Me Alice Nkom sur la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est formel. « La politique de nos gouvernants a été le principal détonateur de la violence dans ce conflit et a continuellement violé les droits des civils non armés dans ces deux régions, au cours de ces deux dernières années, en brûlant des villages entiers, en arrêtant des milliers de jeunes hommes et femmes ». C’est également la conviction du Collectif des femmes de la société civile, réuni vendredi dernier à Douala. L’objectif pour ces femmes étant de lancer un cri de détresse et interpeller les dirigeants, afin qu’ils apportent des solutions durables et efficaces à la guerre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ainsi que dans la gestion des différentes autres crises qui fragilisent l’unité du pays.

D’après la présidente de la section camerounaise de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (Wilf), Sylvie Ndogmo, ces guerres qui touchent aussi la région de l’Extrême-Nord et qui, en zone anglophone, s’étendent progressivement dans les régions de l’Ouest et du Littoral, « contribuent à réduire progressivement la production agricole dans l’ensemble du pays, entraînant une insécurité alimentaire de 50% sur l’ensemble de la population nationale », déplore-t-elle. Surtout que, à en croire Edith Kah Walla, les marchés et les champs sont vides. Outre la crise dite anglophone, ces femmes dénoncent les discours haineux et tribalistes dans les réseaux sociaux et dans quelques médias traditionnels, qui mettent en danger la stabilité de la nation. « Des propos tenus par une poignée de personnes égoïstes et corrompues dont le seul objectif est de rester au pouvoir », regrette le président du Cocitel, Achile Kotto.

Ces acteurs ont donc esquissé des propositions de sortie de crise ou d’accompagnement des déplacés et réfugiés. Il s’agit par exemple de « la libération des personnes détenues dans le cadre de cette crise, comme mesure d’apaisement, la mise en place d’un système national d’enregistrement des déplacés afin de leur procurer des soins de santé et alimentaires, ainsi que toute l’assistance nécessaire ». Le système d’enregistrement proposé doit être fait pour les réfugiés camerounais de cette crise installés au Nigeria. Sans oublier « la mise en place d’un programme de soins de traumatologie et de réinsertion des personnes déplacées et réfugiés ». Ces suggestions portent la signature du coordonnateur de la Cameroon Patriote Diaspora, Genestar Priso.

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