Lundi, 18 Juin 2018
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Clémence Mbikep: restauratrice à Yaoundé par le hasard de la vie

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Restauratrice

La restauratrice tient  l’un des tourne-dos les plus fréquentés de la rue de l’aéroport à Yaoundé.

Par Pascal Dibamou et Georgette Etoa(Stg)

Sur l’axe dénommé la rue de l’aéroport se trouve la station service « MRS »,  non loin du carrefour Cami Toyota.  Nous sommes à quelques mètres de la Sopecam. La station cache un container transformé en bar-restaurant. Un container entouré de plusieurs comptoirs de fortune,  parmi lesquels celui  de Clémence Mbikep. Une dame au regard vif et fuyant, d’apparence jeune, la quarantaine dépassée, n’a pas peur du feu.  Ce vendredi 16 juin, le soleil est presque absent. Il est 15h ce n’est pas la grande affluence contrairement aux autres jours de la semaine. Clemence porte un bébé au dos.

De temps en temps sa fille juchée sur son dos pousse des cris comme si elle souhaite que sa mère prenne soin d’elle. C’est le dernier de ses cinq enfants. Les jérémiades de sa fille ne l’empêche pas de servir ses clients.  Ceux-ci viennent des entreprises situées dans les environs. Il s’agit des employés de la Sopecam, Cami Toyota,  Mutations, Tractafric, etc.

En fait, avec son ton imposant, parfois un peu arrogant, elle a su se créer une  réputation. Les clients ne boudent pas le plaisir à manger sa nourriture. Certains la trouve succulente, alors que d’autres s’avouent parfois insatisfait. « il y a parfois trop d’huiles. Nous qui avons le corps gras, cela n’est pas conseillé », lance un client devant un met de pistaches accompagné de bâton de manioc. La nourriture  vendue par clémence est préparée surplace par sa mère, sa petite sœur et elle. Elles ont aménagé  un hangar derrière le container. Les mets proposés aux clients sont cuits au feu de bois. C’est de bonne heure qu’elle quitte sa maison au quartier Nkolmessen pour se rendre à son lieu de travail. Cela lui permet de réaliser les différentes variétés de plats au  menu du jour.

Tourne-dos

De taille moyenne, et sa forte corpulence, Clémence indique entretenir l’entreprise familiale. « Grâce à la discipline que je me suis imposée, j’arrive à maintenir ma réputation. Parfois on élève la voix contre les clients mais on sait les maintenir », explique t-elle.   Auparavant, elle dirigeait un « tourne dos » au niveau des Brasseries du Cameroun à Yaoundé. Elle a été forcée de quitter cet endroit à cause des travaux effectués en ces lieux.

Le respect d’un repas équilibré est sa priorité. Elle ne se plaint guère, car son activité nourrit son homme. Les prix très accessibles varient entre 500F et 700F.  Quant on lui a demandé s’il lui arrive d’accorder du crédit à ses clients, c’est tout en sourire qu’elle nous répond : « je n’accorde pas de crédit n’importe comment, si ce n’est pas un client régulier ou quelqu’un en qui j’ai confiance ». Au risque de faire couler l’entreprise, elle préfère ne pas trop accorder de crédit. Par contre, certains clients lui confient leurs argents  pouvant couvrir leur consommation pendant une semaine. Son rêve est de pouvoir ouvrir un restaurant digne des plus grands noms : «je veux un restaurant cinq étoiles », souhaite-t-elle.

 

 

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