Mardi, 14 Août 2018
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Christian Tumi:les jeunes ne sont pas formés à aimer notre pays

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Le cardinal s’exprime sur l’impact de la crise anglophone sur l’unité nationale et les solutions pour y mettre un terme.
Par Blaise Djouokep

Peut-on encore parler d’unité nationale au Cameroun au moment où la certains réclament la sécession ?
Je crois que nous pouvons toujours parler de l’unité nationale. Même s’il y a une crise dans une famille, la famille reste toujours une. Donc, nous ne devons pas perdre es-
poir. Nous devons être tous sérieux en ce qui concerne l’unité nationale de notre pays.

Vous dites que nous devons être tous sérieux pour l’unité nationale. Comment ? En quoi faisant ?
On ne peut pas être unis sans l’amour pour son pays. Je constate que la jeunesse n’est pas éduquée, n’est pas formée pour aimer son pays. Et ceux qui nous gouvernent ne montrent pas le bon exemple. On a l’impression qu’ils ne pensent qu’à eux-mêmes. C’est pourquoi ils détournent de grosses sommes d’argent. Ce qui nous empêche d’investir et de continuer à développer notre pays.

Comment et par qui doit se faire la formation de la jeunesse à l’amour pour le pays ?
Bien sûr, c’est l’Etat qui doit veiller à la formation de toute jeunesse. C’est l’Etat qui doit veiller aux programmes dans nos écoles. Pour nous autres, quand on était à l’école au temps du colon, on nous formait au patriotisme. On nous enseignait de petits poèmes patriotiques qui nous poussaient à l’amour du pays. Ces poèmes patriotiques nous avaient formés à avoir un amour indéfectible pour notre pays.
Au sujet de la crise anglophone, l’Etat dit avoir entrepris des démarches pour le dialogue et la paix.

Qu’est ce qui peut encore être fait pour que le Cameroun demeure un et indivisible ?
Nous pouvons appeler les gens qui nous dirigent à veiller à ce que nous nous aimions les uns les autres comme Jésus nous a dit. Jésus nous a aimés jusqu’à mourir pour nous. Donc, nous qui le suivons, nous devons nous aimer jusqu’au point d’être prêt à mourir pour un autre Camerounais. Aimons-nous les uns les autres. Aimer l’autre, c’est éviter de faire à l’autre ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse. Et tant qu’il n’y a pas d’amour, il y aura toujours la guerre.

A ceux qui ont pris les armes dans les régions anglophones, quel est le message à la veille du 20 mai ?
Nos frères qui ont pris les armes sont les militaires et les sécessionnistes. Donc, j’aimerai que les armes se taisent. C’est mon souhait. Et c’est également le souhait des
évêques du Cameroun. Avec les armes, on créé des ennemis inconnus, parce que tuer un seul membre d’une famille, c’est se faire des ennemis inconnus dans cette famille-là.

A quelques jours de la célébration de la fête de l’unité nationale, quel est le message aux Camerounais dans l’ensemble ?
En toute chose, il faut que la vie humaine qui est sacrée, parce que créée par Dieu, soit respectée à tout prix. C’est une sorte de guerre que nous sommes en train de mener.
Et c’est reconnu internationalement qu’on ne tue pas les prisonniers de guerre. Or, il y a des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux et qui montrent des militaires came-
rounais en train de torturer un soldat ambazonien. Ce qui ne fait pas honneur à notre armée, comme l’a reconnu le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo.

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