Vendredi, 20 Septembre 2019
Accueil quotidien mutations environnement Changement climatique:Neuf milliards Fcfa pour la résilience dans le septentrion

Changement climatique:Neuf milliards Fcfa pour la résilience dans le septentrion

71
- Publicité -

Un projet de l’Autorité du bassin du Niger pour la restitution des écosystèmes dans 13 communes des régions de l’Extrême-Nord et du Nord va démarrer dans les prochains mois.
Par Adrienne Engono Moussang
13 communes des régions de l’Extrême-Nord et du Nord, notamment dans le département du Mayo-Tsanaga, de la Bénoué, du Faro, du Mayo Louti et du Mayo Rey vont bénéficier des activités du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (Pidacc).
Le Pidacc, selon Briand Mintyene, son coordonnateur, est un projet basé dans neuf pays d’Afrique dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Nigeria, en Afrique de l’Ouest ; le Cameroun et le Tchad en Afrique centrale, qui constituent le bassin du Niger. Un bassin de 2 170 000 Km² qui a suscité la création d’une plateforme, l’Autorité du Bassin du Niger en vue de la gestion parcimonieuse de l’eau entre les différents membres.
Au Cameroun, le projet financé à 9 371 530 000 Fcfa par le Fonds vert climat, le Fonds africain pour le développement et l’Union européenne sera mis en œuvre au travers d’un certain nombre d’activités pour les populations. Il s’agit de gérer l’écosystème face au changement climatique. Il va s’étaler sur trois volets : le développement de la résilience des écosystèmes et des ressources naturelles, le développement de la résilience des populations et la gestion et la coordination du projet.
« Parmi les problèmes rencontrés par les populations de la zone du projet, il y a la dégradation de l’écosystème à travers notamment les inondations, la sécheresse, l’érosion hydrique ou éolienne. Toutes ces perturbations font que les habitants souffrent au niveau de leur développement. Il est donc question pour nous d’améliorer leurs conditions de vie à travers les différentes activités que nous allons développer », a expliqué Briand Mintyene, invité de l’Association des journalistes et communicateurs scientifiques du Cameroun (SciLife) dans le cadre d’un échange dénommé Café-Science, le vendredi 23 août 2019 à Yaoundé.
« Par exemple, les populations vivent de l’élevage, la pêche, l’agriculture. Ces activités sont perturbées en cas d’absence d’eau. Il s’agit pour de créer des conditions pour avoir de l’eau de façon permanente afin que les populations puissent travailler. Donc, il faudra créer des mini-barrages pour retenir de l’eau. On va chercher à améliorer la capacité de rétention d’eau. C’est-à-dire quand il pleut, toute l’eau circule. Nous pouvons faire des mini-barrages de manière à ce qu’au lieu de laisser toute l’eau partir, qui s’infiltre dans le sol, on en capte à travers la création des marres d’eau. Afin d’en faire bénéficier aux populations », va-t-il poursuivre.
Les populations se regroupent en associations ou en communautés. « On va travailler avec les associations existantes ou en créer selon les besoins », conclut-il. Cependant, un accent sera mis sur les jeunes et les femmes qui sont davantage en situation de vulnérabilité. Des moyens seront mis à leur disposition leur permettre d’implémenter de petites activités.
Pour plus de visibilité, des responsables de l’Autorité du bassin du Niger ont réactivé un Réseau des journalistes et communicateurs le 17 août dernier à Yaoundé.

Newsletter: Restez au courant de l'actualité


- Publicité -

AGENDA

Festival des musiques et danses patriomoniales

première édition de Business Coffee Break

Tous nos évènements
Mutations SHOP