Vendredi, 25 Mai 2018
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Changement climatique : Marrakech n’a pas tenu la promesse des fleurs

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Les pays sous-développés tournent leurs regards sur la Cop23 à Born en Allemagne.

La 23ème Conférence des Nations unies sur le climat (Cop23), va se tenir à Born en Allemagne. C’est une rencontre de toutes les attentes pour les pays en voie de développement, souvent présentés comme ceux polluant moins, par opposition au pays industrialisés, qualifiés d’être à l’origine des émissions des gaz à effet de serre nocifs à l’origine du réchauffement climatique.

En fait, s’il faut saluer la vitesse encourageante avec laquelle l’Accord de Paris, entré en vigueur le 04 novembre 2016,  a été ratifié, il est important de relever qu’au sortir de la Cop22 tenue à Marrakech au Maroc du 07 au 18 novembre 2016, il y a comme une incompréhension entre les deux blocs (pays développés et pays sous-développés) sur les différents points dudit accord. L’épineuse question de l’anticipation de l’application de l’Accord de Paris n’a pas pu trouver une solution concrète, pour ce qui est des financements,). Toutefois une volonté de le faire s’est globalement dégagée et  les dirigeants du monde se sont fixé l’année 2018 pour un règlement définitif.

Une inquiétude persiste encore dans les rangs des pays sous-développés ; celle liée aux positions non-harmonisées. Pendant que les pays développés veulent concentrer leurs efforts sur l’atténuation du changement climatique, ceux du Sud penchent plus sur les mesures à mettre en place sur l’adaptation. Comment compenser les effets des inondations, de la sécheresse et autres méfaits dus au changement climatique ?

Les pays développés disent qu’ils sont d’accord pour ce fait ; ils sont restés cependant indécis, souhaitant que les questions techniques soient résolues au préalable. Ce qui n’a pas servi les pays en développement qui voulaient que la Cop22 soit le moment pour l’effectivité quitte à ce que les questions techniques soient réglées ultérieurement.

Il faut préciser, selon le communiqué final de la Conférence de Marrakech, que l’Accord de Paris s’appuie sur plusieurs points, notamment la transparence de l’action sur la mesure et la comptabilisation des réductions d’émissions, la mise à disposition de financements climatiques et le développement et le transfert de technologies. Il comprend également des travaux de conception de communication pour l’adaptation, principal vecteur de l’Accord de Paris pour partager les efforts individuels d’adaptation et les besoins d’appui.

Les pays développés sont par contre prompts à soutenir les initiatives d’énergies propres et de transfert de technologies. Comme s’ils sont plus tournés vers des activités qui leur donnent des ouvertures de récupération des moyens qu’ils auront « donnés » aux pays du Sud. Mais bien que le Sud soit plus vulnérable, il a lieu de mentionner que les ouragans, les moussons et les fortes chaleurs ne choisissent pas les espaces sur lesquels ils sévissent. Nous espérons qu’au vu de tout ceci, les appels de François Hollande, Ban Ki Moon, Kerry et autres vont toucher ceux qui traînent encore la patte.

Adrienne Engono Moussang

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